Médecin urgentiste au CHU de Saint-Étienne, Anaclet Ngameni est devenu en mars le nouvel adjoint au maire chargé de la santé. Arrivé du Cameroun en 1988, il place l’accès aux soins au cœur de son mandat, alors que quelque 17 000 Stéphanois seraient actuellement sans médecin traitant.
Un médecin de terrain aux commandes
Pour Anaclet Ngameni, la situation n’est pas abstraite. En exercant quotidiennement aux urgences du CHU stéphanois, il est confronté directement aux conséquences du manque de suivi médical de ville. C’est en partie ce parcours qui lui a valu cette délégation au sein de la municipalité.
Arrivé à Saint-Étienne il y a près de quarante ans, l’élu témoigne d’un attachement fort à la ville : « Les Stéphanois m’ont tout donné », confie-t-il selon Le Progrès.
17 000 sans médecin traitant : quel plan d’action ?
Le chiffre de 17 000 Stéphanois sans médecin traitant, s’il se confirme, illustre une tension réelle sur l’offre de soins de proximité dans la ville. La désertification médicale frappe de nombreuses communes de la Loire, et Saint-Étienne n’y échappe pas.
Anaclet Ngameni dit vouloir faire de cet enjeu un combat prioritaire de son mandat. Les mesures concrètes envisagées par la municipalité pour répondre à cette situation n’ont pas encore été détaillées publiquement.


