Alors que les prix à la pompe restent élevés, le gouvernement a annoncé le 22 septembre la reconduction et l’extension de l’aide de 100 euros destinée aux « grands rouleurs ». Elle vise à amortir le choc de la crise énergétique pour les ménages les plus exposés.
Pour y prétendre, il faut avoir au moins 16 ans, être domicilié fiscalement en France et remplir l’une de ces deux conditions : parcourir au moins 30 kilomètres aller-retour chaque jour pour se rendre au travail, ou effectuer plus de 8 000 kilomètres par an dans un cadre professionnel.
Les plafonds de revenus sont relevés. Sont désormais concernés les foyers gagnant jusqu’à :
- 2 050 euros nets pour une personne seule ;
- 4 070 euros nets pour un couple ;
- 6 100 euros nets pour un couple avec deux enfants.
Les personnes éligibles qui n’ont pas encore fait leur demande doivent la déposer sur le site du gouvernement. Les automobilistes qui ont déjà perçu l’aide entre avril et septembre 2026 la recevront de nouveau, cette fois automatiquement, à partir d’octobre.
Prime carburant des employeurs : plafond relevé à 1 000 euros
Autre coup de pouce pour les salariés qui utilisent leur voiture : le plafond d’exonération de la prime carburant, dite « prime de transport », passe de 600 à 1 000 euros par an et par salarié. Ce dispositif permet à l’employeur de prendre en charge tout ou partie des frais de carburant liés aux trajets domicile-travail.
Attention : cette prime reste facultative. Chaque employeur décide de la mettre en place et d’en fixer le montant.
Fourrière : des tarifs en hausse
Un arrêté du 13 septembre 2026, publié au Journal officiel le 22 septembre, revalorise plusieurs tarifs de fourrière à compter du 1er octobre. Sur le territoire national, la grille devient la suivante :
- pose de sabot : 7,60 euros ;
- opérations préalables à la mise en fourrière : 15,20 euros ;
- enlèvement du véhicule : 135 euros, contre 127,65 euros auparavant ;
- garde journalière : 7,15 euros, contre 6,75 euros ;
- mise en vente : 100 euros.
Lyon, Marseille et Toulouse appliquent des tarifs spécifiques : enlèvement à 135 euros (contre 127,65 euros), garde journalière à 10 euros et mise en vente à 61 euros. La pose de sabot (7,60 euros) et les opérations préalables (15,20 euros) sont identiques au reste du pays.
Gaz : nouvelle hausse du prix repère en octobre
Après une progression de 5,6 % TTC en septembre, le gaz coûtera encore plus cher. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a fixé le prix repère à 182,88 euros TTC le mégawattheure en octobre 2026, contre 172,05 euros en septembre, soit une hausse de 6,3 % en un mois. Selon Service-public.gouv.fr, cela représente en moyenne 5,28 euros TTC de plus sur la facture mensuelle.
Santé : franchises médicales, protections périodiques et téléconsultation
Franchises médicales. Le gouvernement avait évoqué un doublement cet été avant de reculer face à la contestation. Le plafond annuel passe néanmoins de 100 à 140 euros au 1er octobre, selon un décret publié au Journal officiel : 70 euros pour les consultations et 70 euros pour les boîtes de médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a rappelé que 18 millions de Français, dont les femmes enceintes et les mineurs, ne sont pas concernés.
Protections périodiques réutilisables remboursées. Les coupes et culottes menstruelles délivrées en pharmacie seront prises en charge pour toutes les personnes assurées de moins de 26 ans, sans condition de ressources, ainsi que pour les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S), sans condition d’âge. L’Assurance maladie remboursera de 55 à 65 % du prix pour les assurées éligibles selon l’âge, le reste à charge pouvant être couvert par la mutuelle. Les bénéficiaires de la C2S seront remboursés à 100 %. Le remboursement est limité à deux produits par an, qui doivent respecter des critères de composition et d’absorption.
Fin des « coupe-files » payants en téléconsultation. Le ministère de la Santé a demandé aux plateformes de supprimer, au plus tard le 1er octobre 2026, l’option payante permettant de passer devant les autres patients, notamment depuis une pharmacie, au nom de l’égalité d’accès aux soins. Les entreprises du secteur réclament toutefois un délai supplémentaire jusqu’au 1er janvier 2027.
Travail : certains arrêts maladie moins longtemps indemnisés
Deux textes parus au Journal officiel le 18 septembre réduisent, à compter du 15 octobre 2026, la durée maximale d’indemnisation de trois ans à un an pour certains salariés en arrêt de longue durée liés à une affection de longue durée (ALD) non prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie.
Le nouveau plafond s’applique :
- aux arrêts prescrits à partir du 15 octobre 2026 ;
- aux arrêts en cours qui atteignent six mois après cette date.
Les assurés déjà en arrêt depuis plus de six mois au 15 octobre restent soumis à l’ancienne règle, avec trois ans d’indemnisation au maximum. Pour ouvrir une nouvelle période d’un an au titre de la même maladie, il faudra avoir repris le travail pendant au moins un an.
Logement : APL revalorisées, bail type modifié
APL. Comme chaque année, les aides personnalisées au logement sont revalorisées selon l’évolution de l’indice de référence des loyers, à hauteur de 1,15 % attendue au 1er octobre, contre 1,04 % en octobre 2025. Le montant de l’aide dépend du loyer, de la composition du foyer, des ressources et du patrimoine. Mais cette hausse sera suivie d’un gel en 2027, annoncé le 19 septembre par le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, dans le cadre de 54 milliards d’euros d’économies prévus au budget 2027.
Bail de location. Un décret publié au Journal officiel le 7 juillet modifie les contrats types pour les logements vides, meublés et les colocations à bail unique. Le nouveau modèle peut inclure :
- une clause de résiliation de plein droit en cas de loyer, de charges ou de dépôt de garantie impayés ;
- un délai de six semaines pour les procédures en cas d’impayés ;
- une mention facultative relative à l’obligation de résidence principale ;
- une information de contact supplémentaire, également facultative.

