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Ces directives, transmises via la Chambre de commerce et d’industrie ainsi que la chambre des métiers et de l’artisanat, visent à protéger les établissements commerciaux situés sur l’itinéraire du cortège.
Les consignes officielles sont explicites : fermeture temporaire des rideaux métalliques pendant le passage des manifestants. Cette mesure préventive s’accompagne d’instructions spécifiques pour les restaurateurs et tenanciers de cafés, invités à rentrer mobilier extérieur, tables et chaises, afin d’éviter qu’ils ne deviennent des munitions improvisées entre les mains de potentiels agitateurs.
Un secteur économique déjà fragilisé qui accuse le coup
Laurent Pelletier, gérant de deux commerces du centre-ville et représentant d’un collectif de commerçants locaux, exprime son amertume face à cette situation récurrente. « Nous voici confrontés à une nouvelle perte financière causée par quelques individus irresponsables, alors que nombre d’entre nous luttent déjà pour leur survie économique », déclare-t-il.
Cette stratégie défensive, bien que compréhensible, illustre le dilemme auquel font face les commerçants stéphanois. D’un côté, la nécessité de préserver leurs outils de travail face aux risques de dégradations. De l’autre, l’obligation de sacrifier une journée d’activité dans un contexte économique déjà tendu pour de nombreux établissements du centre-ville.
Une routine sécuritaire qui interroge
Ces mesures préventives, devenues quasi automatiques lors des rassemblements publics, soulèvent des questions sur l’équilibre entre droit de manifester et préservation de l’activité économique locale. Elles témoignent également des tensions persistantes qui entourent l’exercice de la liberté d’expression dans l’espace urbain stéphanois.


