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Avant d’affronter Guingamp ce week-end, le technicien forézien identifie une difficulté structurelle qui complique systématiquement les déplacements des Verts.
Le succès obtenu lors du premier match sous l’ère Montanier constitue une base solide pour aborder la suite du championnat. « On se nourrit de victoires. Même une victoire difficile, mais méritée, face à Montpellier donne de la confiance. C’est positif pour préparer ce match face à Guingamp », analyse l’entraîneur, conscient que l’enchaînement rapide sera déterminant pour installer une dynamique positive.
Toutefois, le technicien se montre prudent face à la formation bretonne, qui traverse une période faste. « L’EAG a réalisé un excellent mois de janvier, sort de deux victoires à domicile, dont une face à Troyes. Ce ne sera pas simple », prévient-il, mesurant la difficulté qui attend son équipe.
le poids du maillot vert, arme à double tranchant
Philippe Montanier met le doigt sur un phénomène récurrent qui pèse sur les résultats extérieurs de l’ASSE. « C’est le lot de la Ligue 2, surtout pour Saint-Étienne, parce que quand les Verts se déplacent, une bonne équipe devient une très bonne équipe », constate le coach avec lucidité.
Cette dimension psychologique s’explique aisément : affronter une institution du football français représente une motivation supplémentaire pour n’importe quel adversaire. Les formations de Ligue 2 se transcendent naturellement face au club stéphanois, rendant chaque déplacement plus périlleux qu’il ne devrait l’être sur le papier.
un prestige qui facilite le recrutement
Si cette notoriété complique les rencontres, elle constitue néanmoins un atout majeur lors des périodes de mercato. L’arrivée de Julien Le Cardinal depuis Brest illustre parfaitement cette attractivité persistante. Le défenseur central n’a pas hésité à quitter un club de Ligue 1 pour rejoindre l’aventure stéphanoise en deuxième division.
« Je n’étais pas né à la grande époque, mais Saint-Étienne, c’est Saint-Étienne. Un club important du championnat français qui n’a rien à faire en Ligue 2. Je n’ai eu aucune réticence à signer en L2 parce qu’en Ligue 2 ou L1, l’ASSE est un club à part », confie la dernière recrue hivernale, résumant parfaitement le statut particulier dont bénéficie toujours le club forézien malgré son passage en division inférieure.
Cette double facette du prestige stéphanois accompagnera les Verts tout au long de la saison : un handicap sur les pelouses adverses, mais un argument massue pour attirer des joueurs de qualité désireux de participer à la remontée d’un monument du football français.


