L’altercation, verbale dans un premier temps, a rapidement dégénéré en affrontement physique. Les deux hommes en sont venus aux mains, sans que l’élu ne conserve de séquelles ni physiques ni morales. Fraîchement réélu pour un second mandat, David Kauffer connaît bien les situations de tension : une expérience de 25 ans dans la gestion de la sécurité et de la tranquillité dans les logements sociaux lui a forgé une solide résistance. Il n’empêche : pour lui, ce type d’acte, aussi banal qu’il puisse paraître à force de se répéter, reste inacceptable dans le cadre de l’exercice d’un mandat électif.
Un individu au comportement préoccupant depuis plusieurs mois
L’agresseur, se présentant comme agriculteur, n’en était pas à son coup d’essai. Selon le maire, cet habitant développait depuis plusieurs mois un rapport problématique à l’autorité et aux riverains, multipliant les comportements agressifs. Les insultes et menaces adressées à David Kauffer ce jour-là s’inscrivaient dans cette logique.
Une réponse judiciaire rapide
Dans la foulée de l’agression, le maire a déposé plainte à la brigade de gendarmerie de Saint-Genest-Malifaux. Dès le soir même, l’auteur des faits était placé en garde à vue, avant d’être déféré en comparution immédiate le lendemain au tribunal de Saint-Étienne. Il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et frappé d’une interdiction d’entrer en contact avec l’élu. David Kauffer, constitué partie civile, a salué la réactivité de la chaîne gendarmerie-justice. L’Association des maires de la Loire, présidée par Yves Nicolin, a également réagi en dénonçant des faits intolérables appelant des sanctions à la hauteur de leur gravité.


