Du musée actuel, seul l’hôtel particulier du XVIIIe siècle sera conservé. Tout le reste sera reconstruit. C’est le cabinet parisien Moatti & Rivière, lauréat du concours organisé en octobre dernier, qui signera cette transformation. Sa philosophie : encadrer le joyau historique de deux ailes contemporaines aux façades en composite cuivré, rouvrir les accès entre la cour d’honneur et le jardin Déchelette, et créer un parvis végétalisé reliant le musée à la sous-préfecture, deux hôtels particuliers qui se rejoignaient déjà historiquement. Les élus de gauche ont interrogé l’architecte sur la pertinence des surfaces vitrées face au réchauffement climatique et sur le risque d’effet miroir des façades cuivrées. Réponses rassurantes : les vitres seront traitées et réduites, la couleur cuivrée moins clinquante que sur les esquisses.
Une surface presque doublée, une équipe renforcée
Grâce à la politique d’acquisitions foncières menée autour du musée, la surface de plancher passera de 2 622 m² à 5 770 m². L’équipe sera progressivement portée de seize à vingt-six collaborateurs. Au nord, la nouvelle aile Déchelette regroupera les espaces d’accueil, la salle événementielle, les expositions permanentes, l’espace enfants baptisé « la Palette des petits », la bibliothèque historique et les espaces de médiation culturelle. Au sud, l’aile Beaulieu accueillera les réserves et l’atelier de restauration des œuvres.
Fermeture en septembre, réouverture fin 2030
Le musée fermera ses portes en septembre prochain. Les travaux démarreront fin 2027 pour s’achever fin 2030. Un chantier de quatre ans pour un investissement de 28 millions d’euros, porté par la municipalité Nicolin qui ambitionne de faire du nouveau Déchelette un levier d’attractivité pour Roanne.





