La France s’apprête à vivre l’un des épisodes caniculaires les plus intenses jamais enregistrés. D’ici lundi 22 juin, les thermomètres devraient afficher 41° dans la Loire. La journée de lundi pourrait même inscrire une nouvelle date noire dans les annales météorologiques françaises à Saint-Étienne, en battant les records historiques de chaleur. Et les températures devraient rester élevées jusqu’à la fin du mois, sans répit notable.
Les agriculteurs en première ligne
La réalité climatique est déjà tangible. Les moissonneuses-batteuses récoltent le blé avec trois semaines d’avance sur le calendrier habituel. Un agriculteur du secteur témoigne d’un premier épisode de chaleur à près de 40 degrés survenu quinze jours plus tôt, bien avant les grandes chaleurs estivales traditionnelles. La précocité de ces températures extrêmes contraint le monde agricole à revoir en profondeur ses pratiques et son organisation.
Un phénomène appelé à s’amplifier
Pour les météorologues, cet épisode n’est pas une anomalie isolée mais le signe d’une tendance de fond. Météo France le confirme : les vagues de chaleur seront à l’avenir de plus en plus précoces, de plus en plus tardives, plus intenses et plus longues. A Saint-Étienne comme dans le reste de la Loire, les habitants souffrent. Ces épisodes extrêmes, autrefois exceptionnels en juin, sont désormais amenés à faire partie intégrante du climat français. Un avertissement qui dépasse largement la question du thermomètre de ce week-end. Un conseil, allez dans les salles de cinéma climatisées.


