Il est 8 heures ce mercredi matin à Rive-de-Gier. Un périmètre sécurisé, trois hommes en combinaison de protection intégrale, et des insectes qui s'échappent par milliers à l'ouverture de la porte. La porte en question ne s'entrebâille que d'une trentaine de centimètres, tant l'appartement est encombré de déchets accumulés depuis des mois. Pour les habitants de l'immeuble, ce n'est pas une surprise : cela fait un an qu'ils subissent ce voisinage cauchemardesque, depuis qu'un locataire souffrant visiblement du syndrome de Diogène a transformé son logement en dépotoir géant, entraînant une prolifération incontrôlée de cafards et de blattes qui ont progressivement envahi les appartements alentour.
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