Voici le programme complet. cinéma, jeux vidéo, cosplay, Just Dance, K-pop et la J-pop, jeux de société, combats de sabre, Mangas.
Pendant deux jours, difficile de savoir si l’on se trouvait encore à quelques kilomètres de Roanne ou directement propulsé dans un jeu vidéo, un manga ou une saga fantastique. Les 12 et 13 septembre 2026, le Scarabée de Riorges a accueilli une nouvelle édition de la Roanne Geek Convention, rendez-vous désormais bien installé dans l’agenda culturel et événementiel du Roannais. La manifestation réunit chaque année les amateurs de mangas, comics, cosplay, gaming, jeux de société, culture japonaise et univers fantastiques. Voici le programme complet. cinéma, jeux vidéo, cosplay, Just Dance, K-pop et la J-pop, jeux de société, combats de sabre, Mangas. Cette cinquième édition a rassemblé près de 3 800 visiteurs sur l’ensemble du week-end, une fréquentation située dans la continuité des éditions précédentes. Entre les costumes qui ont envahi les allées, les tournois de jeux vidéo, les stands de créateurs et les animations proposées sur la grande scène, le Scarabée a vécu pendant deux jours au rythme de la culture geek.
La Roanne Geek Convention s’installe durablement dans le Roannais
Ce qui pouvait encore apparaître il y a quelques années comme un événement destiné à un public très spécialisé est aujourd’hui devenu un véritable rendez-vous familial.
La culture geek a depuis longtemps quitté la seule chambre des joueurs et les rayonnages spécialisés des librairies. Mangas, super-héros, jeux vidéo et animation japonaise irriguent désormais largement la culture populaire.
La Roanne Geek Convention accompagne cette évolution en rassemblant au même endroit des générations différentes. Les plus jeunes viennent parfois pour retrouver leurs personnages de mangas ou leurs jeux favoris, tandis que leurs parents ont grandi avec les consoles des années 1980 et 1990, les premiers dessins animés japonais largement diffusés en France ou les grandes franchises du cinéma fantastique.
Le résultat donne un salon où les univers se mélangent sans véritable frontière.
Dans les allées, les visiteurs peuvent passer d’un stand consacré à l’artisanat inspiré de la fantasy à un espace de jeux vidéo, avant de croiser quelques mètres plus loin un personnage tout droit sorti d’un manga.
Le Scarabée présente d’ailleurs la manifestation comme un événement consacré à la pop culture, au manga, au cosplay, aux comics, aux jeux vidéo, aux jeux de société et à la culture japonaise, complété par des boutiques, des créateurs et un espace de restauration.
David Krüger, une voix bien connue des amateurs de cinéma et de jeux vidéo
L’un des principaux invités de cette édition 2026 était David Krüger.
Son visage n’est pas forcément connu du très grand public. Sa voix, en revanche, l’est beaucoup plus.
Le comédien de doublage est notamment associé en France à Dwayne Johnson, mais également à Chris Pratt dans le rôle de Star-Lord au cinéma ou encore au personnage de Master Chief dans l’univers vidéoludique Halo. Sa venue constituait donc un pont parfait entre cinéma, séries, jeu vidéo et culture populaire.
Tout au long du week-end, plusieurs séances de dédicaces ont permis aux visiteurs de le rencontrer.
Mais l’invité ne s’est pas limité aux traditionnelles signatures.
Samedi après-midi, une rencontre d’une heure a été organisée sur la grande scène. Le public pouvait poser ses questions avant d’assister à des démonstrations de doublage réalisées en direct.
Une nouvelle session a été proposée dimanche en fin de matinée.
Pour le public, le principe permettait de découvrir l’envers d’un métier rarement visible. Le doublage accompagne pourtant quotidiennement films, séries d’animation et jeux vidéo consommés par des millions de Français.
Le cosplay transforme les allées du Scarabée
Impossible d’imaginer une convention geek sans cosplay.
Une nouvelle fois, les visiteurs n’ont pas seulement assisté au spectacle : beaucoup en faisaient directement partie.
Le cosplay consiste à recréer un costume et à incarner un personnage issu d’un manga, d’un jeu vidéo, d’un film, d’une série ou de tout autre univers de fiction. Certaines réalisations nécessitent plusieurs semaines, voire plusieurs mois de couture, de fabrication d’accessoires, de maquillage et de travail sur les matières.
Samedi, un show cosplay a ouvert l’après-midi avant un défilé permettant aux participants de présenter leurs créations devant le public.
Dimanche, la discipline a pris une dimension plus compétitive avec un concours suivi d’une scène libre, organisé entre 13 h 30 et 15 heures.
Les cosplayeuses Ady Cosplay et Fumei figuraient dans le jury chargé de départager les candidats de cette édition 2026. Fumei arrivait d’ailleurs avec un statut particulier puisqu’elle avait remporté le concours organisé lors de l’édition précédente.
Une dizaine de participants ont pris part au concours du dimanche, tandis que de nombreux autres visiteurs costumés ont circulé pendant le week-end dans les allées du salon.
De quoi offrir aux visiteurs quelques rencontres improbables entre héros, guerriers, personnages de mangas et créatures fantastiques.
Super Smash Bros : le jeu vidéo passe en mode compétition
Le gaming reste évidemment l’un des piliers d’une convention de ce type.
Les visiteurs disposaient de plusieurs espaces permettant de jouer, découvrir des titres ou participer à différents défis.
L’association Level One était particulièrement présente dans la programmation avec plusieurs animations organisées pendant le week-end.
Samedi après-midi, les regards se sont notamment tournés vers la fin du tournoi Super Smash Bros Ultimate.
Les demi-finales et la finale se sont déroulées directement sur la grande scène entre 16 h 30 et 17 h 30.
Le jeu de Nintendo est devenu depuis plusieurs années l’une des références des compétitions accessibles au grand public. Son principe rassemble de nombreux personnages emblématiques de l’histoire du jeu vidéo dans des combats particulièrement dynamiques.
Au-delà de la compétition, la convention proposait également des animations collectives beaucoup plus décontractées.
Just Dance fait monter le public sur scène
À plusieurs reprises pendant le week-end, le public a pu quitter son statut de spectateur pour venir directement danser sur scène.
Des sessions de Just Dance ont été organisées samedi matin et en fin de journée, puis de nouveau dimanche.
Le concept est simple : reproduire les chorégraphies affichées à l’écran et tenter de suivre le rythme.
Ces rendez-vous participent à l’ambiance très particulière de ce type de convention, où la frontière entre la scène et les visiteurs disparaît régulièrement.
Dimanche midi, Everybody 1-2-Switch a également permis aux participants de jouer collectivement à l’aide de leur smartphone.
La Roanne Geek Convention mise ainsi autant sur l’expérience que sur la simple exposition de produits.
Des combats de sabre laser au programme
L’une des animations les plus visuelles du samedi matin était consacrée au combat au sabre laser.
Le Comité départemental d’escrime de la Loire a proposé une démonstration sur scène entre 11 h 30 et 12 h 30.
Derrière le clin d’œil évident à l’univers de la science-fiction se cache désormais une véritable pratique sportive mêlant techniques d’escrime, déplacements et maniement d’armes lumineuses.
Dans une convention où se croisent fans de grandes sagas cinématographiques et passionnés d’imaginaire, difficile de trouver décor plus adapté.
La K-pop et la J-pop trouvent leur place à Roanne
La culture asiatique ne se limite plus depuis longtemps aux mangas et aux jeux vidéo.
La progression spectaculaire de la K-pop en Europe a logiquement trouvé un écho à la Roanne Geek Convention.
Samedi après-midi, la Starlight Team, groupe de danse lyonnais, est montée sur scène pour présenter plusieurs chorégraphies inspirées de la K-pop et de la J-pop.
Le phénomène dépasse aujourd’hui largement le cadre musical. Chorégraphies, mode, réseaux sociaux et communautés de fans ont transformé la pop coréenne en véritable phénomène culturel mondial.
Sa présence dans la programmation illustre la façon dont les conventions geek ont progressivement élargi leur univers.
Les génériques d’animés repris en concert
Dimanche, la musique japonaise et l’animation ont également occupé la scène avec le groupe Ojama.
Cette formation locale a proposé un concert consacré aux génériques d’animés, invitant naturellement les visiteurs à reconnaître et reprendre les morceaux associés à leurs séries favorites.
Le rendez-vous était programmé de 15 h 15 à 16 h 15, juste avant l’annonce des résultats du concours cosplay.
Une manière de jouer pleinement sur la nostalgie et la mémoire collective.
Car les génériques constituent souvent la première porte d’entrée vers l’animation japonaise pour plusieurs générations de téléspectateurs français.
Des dizaines de créateurs et commerçants dans les allées
La Roanne Geek Convention constitue aussi une importante vitrine commerciale et artisanale.
Le site de l’événement référence de nombreux exposants répartis entre commerçants, créateurs, librairies et éditeurs, restaurateurs et tatoueurs.
Bijoux inspirés de la fantasy, illustrations, créations en cuir, objets imprimés en 3D, vêtements, produits consacrés aux mangas, figurines ou produits alimentaires : les stands permettent de mesurer l’ampleur économique prise par la pop culture.
Les créateurs indépendants y occupent une place particulièrement importante.
Pour eux, ces événements constituent une occasion de vendre leurs réalisations mais également de rencontrer directement leur public, bien loin du fonctionnement souvent impersonnel des grandes plateformes de commerce en ligne.
La liste des exposants montre également la diversité des propositions, avec des artisans, illustrateurs, auteurs, boutiques spécialisées et enseignes dédiées au jeu vidéo.
Manga, gaming mais aussi jeux de société
Les consoles et ordinateurs ne sont pas les seuls moyens de jouer dans une convention geek.
La cinquième édition a également proposé différents espaces consacrés aux jeux de plateau.
Le bilan publié après le week-end fait état de nombreux ateliers dédiés aussi bien aux jeux vidéo qu’aux jeux de société.
Cette diversité participe largement au succès des conventions.
La culture geek ne correspond plus à une discipline unique mais à une multitude de communautés qui se croisent : collectionneurs, joueurs compétitifs, amateurs de jeux de rôle, lecteurs de mangas, fans de cinéma, cosplayeurs ou passionnés de culture japonaise.
Le week-end devient alors autant un lieu de découverte qu’un espace de rencontre.
Un événement pensé pour rester accessible aux familles
La politique tarifaire participe également à cette volonté d’ouverture.
Pour l’édition 2026, le billet à plein tarif coûtait 8 euros pour une journée, tandis que le pass deux jours était proposé à 14 euros en ligne. Un forfait famille comprenant deux adultes et deux enfants était affiché à 24 euros.
L’entrée restait gratuite pour les enfants de moins de 6 ans. Les billets étaient également disponibles via le Pass Culture.
Une fois à l’intérieur, les animations proposées par l’organisation étaient gratuites, tout comme les séances de dédicaces, selon les modalités précisées par la convention.
Le parking du Scarabée était lui aussi gratuit et le site restait accessible en transports en commun grâce à la ligne 4.
3 800 visiteurs pour cette cinquième édition
Au terme du week-end, le chiffre résume à lui seul la place prise par la manifestation : environ 3 800 personnes ont franchi les portes du Scarabée.
Cette fréquentation situe la cinquième édition dans la moyenne des précédents rendez-vous et confirme l’existence d’un public solide autour de la pop culture dans le Roannais.
Plus qu’un simple salon commercial, la Roanne Geek Convention est progressivement devenue un espace où plusieurs cultures populaires se rencontrent.
Le succès du cosplay illustre parfaitement cette évolution. Les visiteurs ne viennent plus uniquement acheter, jouer ou assister à une démonstration. Ils deviennent parfois eux-mêmes acteurs de l’événement en fabriquant leurs costumes, en participant aux concours ou en montant sur scène.
Le même phénomène se retrouve avec les tournois, Just Dance ou les animations collectives.
La culture geek n’est plus une culture de niche
Le succès d’un rendez-vous comme celui de Riorges témoigne surtout d’une évolution beaucoup plus large.
Ce qui était encore décrit comme une sous-culture il y a quelques décennies est devenu l’un des moteurs de l’industrie mondiale du divertissement.
Les mangas occupent une place majeure dans les librairies françaises. Les adaptations de comics dominent régulièrement le cinéma. Le jeu vidéo touche désormais toutes les générations. Les séries d’animation japonaises sont accessibles instantanément sur les plateformes et les réseaux sociaux ont donné au cosplay une exposition mondiale.
La Roanne Geek Convention réunit l’ensemble de ces pratiques sous un même toit.
Avec 3 800 visiteurs en deux jours, cette cinquième édition confirme surtout que, dans la Loire aussi, la culture geek n’a plus vraiment besoin de demander sa place : elle l’a déjà trouvée.
Pendant un week-end, au Scarabée de Riorges, elle avait même son propre royaume.

