Le cadre local du parti reprend à son compte la défense du président du RN. Pour lui, les informations publiées sont des faux grossiers et relèvent d’une manipulation. Il y voit une ingérence dans la campagne électorale et reproche au média d’investigation de faire davantage de politique que de journalisme.
Il indique que Jordan Bardella a annoncé une plainte pour diffamation. Mais il reste prudent sur la réalité de la démarche : il ne sait pas si elle a déjà été déposée ou si elle sera engagée par l’avocat de l’intéressé. Il se borne à rappeler l’annonce.
« Dinguerie » : un terme assumé
Corentin Jousserand reprend aussi le qualificatif employé par la cheffe de file des députés RN, qui a parlé de « dinguerie ». Il l’estime justifié, car les accusations seraient selon lui totalement infondées.
Son principal argument est méthodologique. L’article repose, dit-il, sur des formules du type « on a su que » ou « des sources ont révélé que », sans démonstration tangible. Il juge peu professionnel de publier des éléments aussi graves sans les étayer.
Mediapart pourrait publier des preuves
Un des journalistes à l’origine de l’enquête a indiqué sur RMC que la rédaction n’excluait pas de rendre publiques des preuves si le RN persistait à tout nier. Cette perspective n’inquiète pas l’élu stéphanois. Il invite au contraire le média à le faire.
Pour appuyer sa défiance, il rappelle que Mediapart a déjà été, selon lui, à l’origine d’informations erronées en période présidentielle. Il cite l’enquête de mars 2022 sur un autre candidat d’extrême droite, fondée sur les témoignages de huit femmes qui dénonçaient des comportements inappropriés et des agressions sexuelles présumés entre 1999 et 2019. Il souligne qu’aucune plainte n’avait ensuite été déposée.
Des propos « scandaleux » s’ils étaient avérés
Interrogé sur l’hypothèse où les faits seraient établis, le responsable reste mesuré. Il attend d’abord de véritables preuves et dit ne pas croire aux propos rapportés. Mais si de tels propos avaient été tenus, ils seraient, admet-il, absolument scandaleux, sans qu’il soit possible de tergiverser sur leur nature. Ce qui le heurte, ajoute-t-il, c’est leur existence même.

