Une affaire judiciaire d’une rare gravité éclate à Saint-Étienne. La fondatrice de l’association locale Ensemble C Mieux, une femme de 39 ans originaire de la Loire, a été mise en examen pour financement d’entreprise terroriste et abus de confiance en bande organisée. Elle est soupçonnée d’avoir utilisé sa structure associative comme relais pour collecter des fonds au profit du Hamas. L’association a par ailleurs été inscrite sur la liste des sanctions internationales. Elle nie les faits qui lui sont reprochés.
Une association stéphanoise dans le viseur de la justice
Selon les informations disponibles, l’association Ensemble C Mieux, basée à Saint-Étienne, aurait joué un rôle de canal de financement au bénéfice du mouvement islamiste Hamas, classé organisation terroriste par l’Union européenne et plusieurs autres États. C’est dans ce contexte que sa créatrice a été placée sous mise en examen, une mesure qui signifie qu’elle est officiellement suspectée d’avoir commis les faits reprochés, sans pour autant présumer de sa culpabilité.
L’inscription de l’association sur la liste noire des sanctions internationales constitue une mesure particulièrement lourde de conséquences, susceptible de bloquer ses activités et ses éventuels accès à des comptes ou financements. La mise en cause conteste les faits qui lui sont reprochés.

