Tenir la caisse, mettre en rayon, vérifier les produits : à La Fourmilière, supermarché coopératif du quartier de Bellevue à Saint-Étienne, ces tâches ne sont pas confiées à des salariés mais aux clients eux-mêmes. Chaque membre doit consacrer 2 h 45 par mois au fonctionnement du magasin. Une condition pour y faire ses courses.
Le client devient aussi employé
Le principe est simple mais inhabituel : en rejoignant La Fourmilière, on n’est plus seulement consommateur. On intègre une coopérative où chacun contribue concrètement à faire tourner le supermarché. Caisse, mise en rayon, contrôle des produits… les tâches sont réparties entre les adhérents, qui s’y consacrent près de trois heures chaque mois.
Ce modèle, encore rare en France, repose sur l’idée que la participation collective permet de réduire les coûts de fonctionnement et, potentiellement, de proposer des prix différents de ceux pratiqués dans la grande distribution traditionnelle.
Ce qu’on ne sait pas encore
Plusieurs questions restent ouvertes : combien d’adhérents compte aujourd’hui La Fourmilière, quelles sont exactement toutes les modalités de participation, et les prix pratiqués sont-ils réellement inférieurs à ceux d’un supermarché classique ? Des précisions que 42info cherche à obtenir.


