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L’affaire dite des coups de feu du faubourg Clermont connaît un nouveau rebondissement. Le Roannais suspecté d’avoir tiré sur deux façades de commerces et un véhicule dans la nuit du 20 au 21 décembre 2023 a été arrêté en Bulgarie le 28 décembre dernier, alors qu’il était selon le parquet de Roanne « vraisemblablement en chemin vers la Turquie ». Mis en examen fin 2025 pour association de malfaiteurs, détention d’arme de catégorie B, violence avec arme et dégradations, il avait été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire. Une obligation qu’il n’a pas respectée. « L’intéressé s’est placé en violation de son contrôle judiciaire immédiatement après son défèrement », confirme le parquet. Un mandat d’arrêt européen avait aussitôt été émis et diffusé internationalement. Remis à la France le 23 janvier, il a été présenté à un magistrat roannais dès le 26 janvier avant d’être placé en détention provisoire.
Un ex-adjoint au maire également mis en examen
Cette affaire implique par ailleurs un ancien élu local. Edmond Bourgeon, alors adjoint au maire de Roanne Yves Nicolin, avait été mis en examen le 20 décembre 2025 pour association de malfaiteurs et détention d’arme de catégorie B. Placé sous contrôle judiciaire, il avait présenté sa démission le 8 janvier dernier. Le parquet s’intéresse notamment aux circonstances dans lesquelles une arme utilisée lors des faits a été remise aux services de police nationale un an après les tirs, et à la dissimulation de son origine réelle.
Commandant de police fonctionnel retraité, Edmond Bourgeon nous avait confié « penser vraiment avoir fait ce qu’il avait à faire » en remettant cette arme, affirmant ne pas avoir fait le lien avec les coups de feu de 2023. Le parquet de Roanne a à plusieurs reprises qualifié le principal suspect de « correspondant habituel » de l’ex-élu, un qualificatif que ce dernier réfute.


