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Gaël Perdriau pourrait-il retrouver la liberté avant même le premier tour des élections municipales ? La question sera tranchée le 4 mars, date à laquelle la septième chambre correctionnelle de la cour d’appel de Lyon se réunira pour examiner la demande de mise en liberté déposée par ses avocats le jour de son incarcération, le 7 janvier. Les trois magistrats lyonnais devront statuer sur la base de l’article 144 du code de procédure pénale, en tenant compte notamment des garanties de représentation, du risque de renouvellement de l’infraction, de concertation frauduleuse ou de pressions sur les témoins et les victimes.
L’hypothèse d’une libération n’est pas à exclure. L’ex-maire n’avait jamais été incarcéré auparavant et a été contraint de démissionner de ses fonctions d’élu. Des mesures alternatives à la détention restent envisageables, comme le placement sous bracelet électronique, le contrôle judiciaire ou une mesure d’éloignement.
Condamné en appel, un nouveau procès en juin
Gaël Perdriau a été condamné le 1er décembre 2025 par le tribunal correctionnel de Lyon à cinq ans d’emprisonnement dont un an avec sursis, 50 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Reconnu coupable de chantage, d’association de malfaiteurs et de détournement de fonds publics, il a toujours clamé son innocence et a fait appel. Un nouveau procès est programmé du 8 au 12 juin à Lyon, où il sera rejugé aux côtés de son ancien adjoint Samy Kéfi-Jérôme et de Gilles Rossary-Lenglet, concepteur revendiqué du piège de la sextape. Pierre Gauttieri, ancien directeur de cabinet, est quant à lui définitivement condamné.
En cas de refus de mise en liberté le 4 mars, les avocats de Gaël Perdriau pourront former un pourvoi. Une nouvelle demande devra alors être examinée dans les deux mois, soit avant le 4 mai, et donc avant le procès de juin.

