Agression sexuelle : le maire de Firminy ne démis­sion­ne­ra pas

Marc Petit, le maire de Firminy a déci­dé qu’il ne démis­sion­ne­ra pas. Il l’a annon­cé aujourd’hui lors d’une confé­rence de presse. En paral­lèle, le pré­sident de Saint-Etienne Métropole, Gaël Perdriau, annonce lui avoir reti­ré ses délégations.

« Je ne sais pas encore si je ferai appel au juge­ment » a décla­ré Marc Petit. Pour rap­pel, l’homme poli­tique a été condam­né à un mois avec sur­sis pour agres­sion sexuelle. Dans un com­mu­ni­qué de presse, Gaël Perdriau indique : « Je prends acte de la déci­sion du tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Saint-Etienne qui a ren­du son déli­bé­ré et recon­naît que la plai­gnante a été vic­time d’une agres­sion sexuelle de la part de Marc Petit, maire de Firminy, conseiller dépar­te­men­tal de la Loire et vice-pré­sident de Saint-Etienne Métropole. En tant que pré­sident de Saint-Etienne Métropole, dans un sou­ci de clar­té, de res­pect dans l’en­ga­ge­ment poli­tique au ser­vice de nos conci­toyens, et de bon fonc­tion­ne­ment de l’ins­ti­tu­tion, j’ai déci­dé de lui reti­rer, ce jour, toutes les délé­ga­tions que je lui avais confiées que sont la mobi­li­té durable, la pros­pec­tive, l’or­ga­ni­sa­tion des trans­ports et des dépla­ce­ments ».

Le maire de Saint-Etienne rajoute : “Elu vice-pré­sident de la métro­pole sté­pha­noise par ses pairs, je lui demande solen­nel­le­ment de prendre ses res­pon­sa­bi­li­tés d’homme et d’é­lu, et de démis­sion­ner de son poste de Saint-Etienne Métropole. Si tel n’é­tait pas le cas, je pro­po­se­rais lors du pro­chain conseil métro­po­li­tain, en avril, un vote des élus sié­geant à Saint-Etienne Métropole, deman­dant sa des­ti­tu­tion”. Hier, suite à la condam­na­tion, plu­sieurs élus et notam­ment des membres du Parti Communiste, dont fait par­tie Marc Petit, avaient deman­dé au Maire de Firminy de démis­sion­ner. Ce der­nier a refusé.



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