ASSE-PSG: Depuis quand les Verts n’ont-ils pas été aussi irrésistibles que dans cette version Gasset 2018?

rogram­més pour lut­ter pour leur survie en Ligue 1 à Noël, les Stéphanois sont déjà sauvés avant de défi­er le PSG ce ven­dre­di (20h45). Et ce grâce à un jeu embal­lant qui nous ren­voie tout droit en 2012–2013…

  • L’ASSE est passée en qua­tre mois de la 16e à la 9e place en Ligue 1, grâce notam­ment à Jean-Louis Gas­set et à un recrute­ment hiver­nal opti­mal.
  • Cette péri­ode faste n’est pas sans rap­pel­er la sai­son la plus embal­lante de l’ère Galti­er, en 2012–13, avec une Coupe de la Ligue rem­portée et 60 buts inscrits.
  • 20 Min­utes tente le par­al­lèle avec Jonathan Bri­son et Kévin Mayi, deux joueurs des Verts en 2012–13

Oubliez cette désas­treuse équipe can­di­date à la relé­ga­tion et capa­ble de s’incliner six fois par min­i­mum trois buts d’écart durant les six pre­miers mois de Ligue 1. Sur les neuf dernières journées (en gros la fin du mer­ca­to hiver­nal, tiens tiens…), l’ASSE (9e) présente le 3e meilleur bilan du cham­pi­onnat avec cinq vic­toires et qua­tre nuls. L’é­cla­tant suc­cès (0–3) obtenu à Nantes, juste avant de défi­er le PSG ce ven­dre­di (20h45) pose même une ques­tion : depuis quand les Verts n’ont-ils pas été aus­si ambitieux et embal­lants offen­sive­ment ?

Car à dire vrai, si Christophe Galti­er les a sys­té­ma­tique­ment placés dans le Top 8 de L1 sur les six dernières saisons, c’était (très) rarement la grande éclate dans le Chau­dron. La dernière véri­ta­ble péri­ode eupho­risante pour les sup­port­ers stéphanois remonte à la sai­son 2012–2013, ponc­tuée par une Coupe de la Ligue venant (enfin) étof­fer le pal­marès du club. Et cela car pour la seule fois de l’ère Galti­er, l’ASSE (alors 5e) a atteint la barre des 60 buts inscrits (con­tre 42 et 41 les deux dernières saisons par exem­ple), avec un trio Aubameyang-Bran­dao-Mol­lo en réus­site durant les cinq derniers mois.

« Aubame mar­chait sur l’eau et nous avions un allant offen­sif fan­tas­tique à l’époque, s’enthousiasme Jonathan Bri­son, latéral des Verts de 2012 à 2016. 2012–2013 reste la sai­son dans laque­lle j’ai pris le plus de plaisir de toute ma car­rière. » Et pour cause, 4–0 con­tre Brest, Nan­cy et Nice, 3–0 à Bas­tia et à Sochaux… Cette équipe dans laque­lle fig­u­raient déjà Loïc Per­rin, Stéphane Ruffi­er et Romain Hamouma a signé quelques car­tons dignes du réc­i­tal de la semaine passée à la Beau­joire. Avec des recettes sim­i­laires ?

« Notre secret était d’avoir une attaque com­plé­men­taire, sans big star, se sou­vient l’ex-attaquant de l’ASSE Kévin Mayi, qui a par­ticipé à 12 ren­con­tres cette sai­son-là. J’ai l’impression que c’est aus­si la force actuelle des Verts depuis l’arrivée de toutes ces recrues de qual­ité. Car avant le mer­ca­to hiver­nal, cette équipe man­quait de créa­tiv­ité et d’étincelles. » Avec en 2013 comme en 2018, un avant-cen­tre au pro­fil de pur joueur de sur­face, pré­cieux à défaut d’être spec­tac­u­laire.

« Beric est peut-être un peu moins dur et moins exubérant que ne pou­vait l’être Bran­dao (11 buts et 2 pass­es déci­sives en L1 en 2012–13), nuance Jonathan Bri­son. Mais les deux font selon moi par­tie des dix meilleurs attaquants de Ligue 1. » Les entraîneurs con­cernés, Christophe Galti­er et Jean-Louis Gas­set, parta­gent aus­si d’après Kévin Mayi « rigueur défen­sive » et « poigne ».

« La plus grande dif­fi­culté de l’ASSE en pre­mière par­tie de sai­son, c’était de pren­dre à plusieurs repris­es des volées, con­fie Jonathan Bri­son, désor­mais défenseur des Chamois nior­tais (L2). Ce n’est jamais anodin, ça reste dans les tronch­es. » Surtout quand ces claques ont lieu chez vous, et tant qu’à faire dans le der­by (0–5) puis un mois plus tard con­tre Mona­co (0–4) dans un cli­mat déjà extrême­ment ten­du.

« A notre époque, notre charnière Bay­al Sall-Loïc Per­rin était impass­able, sourit Kévin Mayi, qui évolue pour sa part à Brest (L2). D’ailleurs, quand Loïc se blesse comme cette sai­son (7 matchs man­qués en octo­bre puis en décem­bre), c’est tout de suite très com­pliqué pour Sain­té. » En ce moment, tout sem­ble par con­tre extrême­ment sim­ple, à tel point que les Verts, 16es à Noël, lorgnent légitime­ment sur la 5e et la 6e place (à qua­tre et trois points) syn­onymes de Ligue Europa. Resté sup­port­er de l’ASSE (vous l’aviez prob­a­ble­ment dev­iné), Jonathan Bri­son est très con­fi­ant.



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