Burn-out chez les policiers

Locaux vétustes, véhi­cules plus en état de rou­ler et des poli­ciers au bord de la dépres­sion. Voilà le constat des syn­di­cats de poli­ciers dans la Loire. Une situa­tion qui n’est pas que locale. Partout en France, la pro­fes­sion pointe les dif­fi­cul­tés de travail.

A Saint-Etienne, on nous rap­porte « un manque de moyens évi­dents ». Près de 40 per­sonnes sont en arrêt de tra­vail. « Les nom­breuses mani­fes­ta­tions des gilets jaunes nous ont fait cra­quer. On n’a pas de vacances, pas de jour­née de repos. Il faut être opé­ra­tion­nel à chaque ins­tant ». Pour cet agent de police, ce n’est plus pos­sible. Le manque d’effectif est flagrant.

« On ne peut même pas avoir de vie de famille » s’indigne l’un des poli­ciers. En début de décembre, ils s’étaient ras­sem­blés devant le com­mis­sa­riat de Saint-Etienne. Des tracts avaient été dis­tri­bués pour sen­si­bi­li­ser le grand public. Les agents expriment le désir de conti­nuer à mettre en avant leurs condi­tions de tra­vail afin de faire chan­ger les choses.

Les autres infos