Ce mardi, une trentaine de soignants du CHU de Saint-Étienne ont participé à une action syndicale baptisée « hôpital mort ». Derrière cette formule choc, les syndicats dénoncent des effectifs insuffisants, des fermetures de services et des conditions de travail jugées intenables après un été qu’ils décrivent comme éprouvant.
Un été sous tension dans les services
Selon les syndicats à l’origine de la mobilisation, la période estivale aurait aggravé des difficultés déjà présentes : sous-effectifs chroniques, fermetures de lits ou de services, charge de travail accrue pour les agents restants. Ces revendications, portées de longue date dans les hôpitaux publics français, trouvent à Saint-Étienne une nouvelle expression collective ce mardi.
Le nombre exact de postes manquants, les services précisément concernés par des fermetures et les éventuelles conséquences sur l’accueil des patients restent à préciser. La direction du CHU n’a, pour l’heure, pas communiqué de réponse officielle connue.
Une mobilisation limitée mais symbolique
Avec une trentaine de participants, la mobilisation reste modeste en nombre. Elle n’en traduit pas moins un malaise persistant au sein du personnel soignant, dans un contexte national où les hôpitaux publics peinent à recruter et à fidéliser leurs équipes.
Les syndicats entendent par cette action attirer l’attention sur une situation qu’ils estiment alarmante à l’entrée de l’automne, traditionnellement synonyme de reprise de l’activité hospitalière après les ajustements estivaux.


