Ciné : le 9 jan­vier, soi­rée « incroyable mais vrai » avec la pré­sence de Lloyd Kaufman

Qui est Lloyd Kaufman : Acteur, réa­li­sa­teur et pro­duc­teur amé­ri­cain, Lloyd Kaufman est indis­so­ciable de Troma, la socié­té de pro­duc­tion et de dis­tri­bu­tion qu’il créa dans les années 70 avec son par­te­naire en crimes ciné­ma­to­gra­phiques Michael Herz. 

Une soi­rée bien bar­rée à Saint-Etienne dès 20h.

Une oasis créa­tive forte de 35 années d’existence, ce qui en fait, selon les dires de Kaufman en per­sonne, « la plus vieille com­pa­gnie indé­pen­dante à avoir sur­vé­cu sans hit au box-office ». Une firme qui se targue légi­ti­me­ment de ne jamais avoir renié son esprit franc-tireur, et encore moins les liber­tés confé­rées par un mode de fonc­tion­ne­ment en grande par­tie autogéré. 

Troma souffre de plus en plus de l’hégémonie écra­sante impo­sée par les majors hol­ly­woo­diennes, mais la socié­té béné­fi­cie d’atouts que ses gigan­tesques rivaux n’auront jamais : un créa­teur / réa­li­sa­teur lit­té­ra­le­ment inves­ti par son acti­vi­té, quitte à faire abso­lu­ment n’importe quoi pour finan­cer et vendre ses films ; une his­toire riche en pro­duc­tions liber­taires et radi­cales qui aura ins­pi­ré des auteurs aus­si essen­tiels que Peter Jackson, Quentin Tarantino, Gaspar Noé, Alex De La Iglesia ou Takashi Miike ; et sur­tout, des légions de fans à tra­vers le monde, prêts à tout pour que ses acti­vi­tés ciné­ma­to­gra­phiques per­durent le plus long­temps possible.

Vous l’aurez com­pris, Lloyd Kaufman est un OVNI dans le ciné­ma fan­tas­tique et le Méliès Saint-Francois le reçoit à Saint-Etienne. 

Au pro­gramme : deux grands films ; « Toxic Avenger » et « Return to nuke ‘Em High Vol. 2 ».

Dédicace + buvette et plein d’autres sur­prises grâce à la pré­sence du réa­li­sa­teur. Venez déguisés.

THE TOXIC AVENGER

Film amé­ri­cain de Michael Herz et Lloyd Kaufman (1985 — 1h27min — V.O.S.T.) 

avec Mitch Cohen, Andree Maranda, Jennifer Prichard…

Melvin, au début de l’histoire, est le balayeur de la pis­cine muni­ci­pale de Tromaville. Son phy­sique ingrat et sa dic­tion approxi­ma­tive en font la cible pri­vi­lé­giée des quo­li­bets de la bande à Bozo, psy­cho­pathe paroxys­tique pre­nant son pied à écra­ser des enfants au volant de sa déca­po­table, la nuit. Jusqu’au jour où ledit Bozo va trop loin : lui fai­sant miroi­ter un ren­dez-vous avec une pul­peuse créa­ture, il accule le pauvre Melvin, affu­blé d’un col­lant, d’un tutu et de son sem­pi­ter­nel balai pour l’occase, à se jeter dans un baril de matière radio­ac­tive en fusion. Sous l’effet des déchets indus­triels, Melvin mute, devient une créa­ture repous­sante mais sur­puis­sante dans l’intimité pesante de sa salle de bains (et sa mère de s’écrier, ravie, « le petit fait enfin sa crise de puber­té ! » en enten­dant les gémis­se­ments dou­lou­reux de sa pro­gé­ni­ture), qui fera ses classes de jus­ti­cier sous le nom de Toxic Avenger. Secourant la veuve et l’orphelin comme pas deux, lors de l’une de ses inter­ven­tions, Toxic ren­contre Claire, une magni­fique aveugle aux formes rebon­dies, qui tombe sous le charme de son sau­veur. Mais le maire de la ville, régnant en maître sur les tra­fics divers de Tromaville, voit d’un mau­vais oeil l’arrivée de ce pre­mier héros du New Jersey… Source : Nanarland.

RETURN TO ‘NUKE EM HIGH VOL.2

Film amé­ri­cain de Lloyd Kaufman (2018 — 1h35min — V.O.S.T.) 

avec Asta Paredes, Catherine Corcoran, Zac Amico…

Lauren et Chrissy, deux amantes les­biennes, doivent affron­ter et vaincre les forces per­verses sodo­mites les plus cor­rom­pues et les plus dépra­vées jamais des­cen­dues sur Tromaville… et le monde ! Le film est une reprise de “Class of Nuke ‘Em High” de Troma (1986) dans la même veine que d’autres clas­siques tels que “Class of 1984”, “Rock’ n ‘Roll High School”, et “Carrie”, mais vu à tra­vers la vision unique et frap­pa­dingue de Lloyd Kaufman et de l’équipe Troma. Bienvenue à l’école secon­daire de Tromaville où, mal­heu­reu­se­ment, le glee club a muté en une bande vicieuse de cré­tins queu­tards et hau­te­ment toxiques. Gore et nichons à tous les plans dans un déluge de gags foi­reux, gras et d’une finesse exquise !!! Et sur­tout le der­nier film de l’éternel Lemmy Kilmister. Source :  l’Absurde Séance.



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