Conjuring 3 : un film policier diabolique

 

Ce film est le troisième volet de la saga « Conjuring ». Il relate une nouvelle affaire des époux Warren, celle liée au « procès du Diable » qui s’est déroulé aux états-Unis au début des années 80 durant lequel le meurtrier a prétendu avoir agi sous les ordres d’un démon.

Un vrai film d’horreur

« Conjuring 3 » respecte tous les codes du genre dès les premières minutes du film. En effet, il démarre sur une scène de conjuration (d’où le titre) tout droit sortie de « L’exorciste » avec des plans très courts entrecoupés de longs fondus au noir. Puis des ellipses audacieuses alternent avec des flashbacks, prenant ainsi le risque de faire perdre le fil au spectateur.

Un film policier horrifique

Après ce démarrage tonitruant, tout devient plus calme et Ed et Lorraine Warren (interprétés par Patrick Wilson et Vera Farmiga) décident de mener l’enquête à l’instar de Fox Mulder et Dana Scully, les célèbres agents du FBI de la série « X-Files ». Le film d’horreur se transforme ainsi en film policier. Il fait ensuite apparaître une occultiste, personnage terrifiant semblable à la gouvernante dans « Rebecca » d’Alfred Hitchcock et c’est peut-être cette construction scénaristique atypique qui explique la raison du succès de ce film par rapport aux deux précédents.

Un imposant habillage sonore

La musique et le son sont évidemment très présents, comme souvent dans ce genre cinématographique. Joseph Bishara qui était déjà le compositeur des deux précédentes bandes originales de la franchise parvient à vraiment donner de la force à l’image, ce qui participe grandement à la fois au suspens du film et au succès de ses « jump scares » ou « sauts de peur », procédés de film d’épouvante consistant à faire sursauter le spectateur.

Les raisons du succès

Il n’est pas étonnant que le public trouve les personnages principaux à ce point attachants. Ils représentent le couple parfait qui malgré les tourments et les égarements se retrouvent toujours. De plus, comme a pu le dire le réalisateur du film (Michael Chaves) au cours d’une interview : “Après cette année folle [avec la crise sanitaire], tout le monde avait envie de revenir au monde d’avant et de retrouver les personnages qu’ils aimaient.”

Richard Clermont

 

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