Pour tenter d’inverser cette tendance, l’élu a proposé une refonte du découpage des conseils de quartiers, faisant passer leur nombre de 13 à 20 zones, ainsi qu’un recrutement de leurs membres directement parmi les habitants et une organisation des séances à des horaires plus accessibles. D’autres pistes ont également été évoquées pour renforcer la participation citoyenne, jusqu’à la possibilité de faire remonter certains sujets directement au conseil municipal.
Une passe d’armes entre l’adjoint et l’opposition RN
Le conseiller municipal RN Corentin Jousserand a salué toute initiative allant dans le sens d’un renforcement de la démocratie locale, évoquant une nouvelle ère après les difficultés rencontrées sous la précédente mandature et saluant le climat respectueux de la dernière campagne électorale. Il a toutefois plaidé pour une consultation systématique des habitants sur les projets structurants dépassant 5 millions d’euros.
Julien Ouguergouz lui a répondu sur un ton ironique, rappelant que les consultations relatives aux projets d’urbanisme de cette ampleur relevaient déjà d’une obligation réglementaire et non d’une proposition nouvelle. L’élu RN a rétorqué en jugeant ce ton « désagréable » et « professoral », citant précisément l’article L1611-9 du code général des collectivités territoriales pour souligner que le texte imposait une étude d’impact pluriannuel, sans toutefois rendre obligatoire une consultation citoyenne à proprement parler.
Les conditions du débat public interrogées
Le conseiller d’opposition Quentin Bataillon a pour sa part regretté l’absence d’informations concrètes sur les suites données à la journée participative du week-end précédent, ne disposant selon lui que de quelques visuels présentés en séance. Il a également réclamé davantage de précisions sur le budget alloué à chaque conseil de quartier, avant d’exprimer son inquiétude face à un possible transfert des séances du conseil municipal vers un bâtiment annexe, y voyant une contradiction avec l’ambition affichée d’une « maison commune ».
L’adjointe chargée du personnel municipal, Isabelle Dumestre, a justifié cette réflexion par l’inadaptation de la salle actuelle, pointant notamment la présence de piliers gênant la visibilité du public. Elle a indiqué que la municipalité étudiait plusieurs solutions pour disposer d’un espace plus vaste, éventuellement mutualisé avec Saint-Étienne Métropole.
Répondant ensuite aux critiques sur les résultats concrets de la démarche participative, Julien Ouguergouz a reproché aux élus d’opposition leur absence lors de la journée portes ouvertes du 27 juin, rappelant que des badges leur avaient pourtant été réservés, jugeant contradictoire de saluer une initiative à laquelle ils n’avaient pas pris part.
La gratuité totale des médiathèques actée pour septembre
Le conseil municipal a également validé l’instauration, dès le 1er septembre, de la gratuité totale d’accès aux sept médiathèques de la ville, à savoir Tarentaize, Tréfilerie, Terrenoire, Carnot, Beaulieu, la Cotonne et Solaure. Cette mesure, dont le coût est estimé à environ 35 000 euros par an, bénéficiera également aux usagers non stéphanois, tandis que les pénalités de retard seront par ailleurs supprimées.
L’élu d’opposition Lionel Boucher a interrogé la soutenabilité de cette gratuité, estimant que toute mesure de ce type devait nécessairement être compensée ailleurs dans le budget, au risque selon lui de faire fuir les contribuables stéphanois. En réponse, Régis Juanico a assuré que sa majorité chercherait de nouveaux financements, notamment européens, tout en présentant cette mesure comme l’une des pistes possibles parmi d’autres, appelant l’opposition à la patience.


