Covid-19 : peut-on se marier en confi­ne­ment, à combien ?

Alors qu’Emmanuel Macron a annon­cé des mesures res­tric­tives par­tout en France, sera-t-il tou­jours pos­sible de se marier à la mai­rie ou dans un lieu de culte ? Quelles sont les règles, à com­bien de per­sonnes peut-on se réunir pour un mariage et quelle attes­ta­tion est nécessaire ?

Ecoutez le Patron de la salle de récep­tion de mariage « La Diligence » s’exprimer de la radio Lyon 1ère.

 

Peut-on se marier en confinement ?

Pour l’heure, les mariages sont donc pos­sibles sous cer­taines condi­tions. Le site du ser­vice public pré­cise que les déro­ga­tions au confi­ne­ment étaient déjà auto­ri­sées lors des confi­ne­ments du week-end, pour “les ras­sem­ble­ments, réunions ou acti­vi­tés sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public auto­ri­sé à ouvrir”. En ce qui concerne les mesures pour les lieux de culte, elles ne changent pas : à savoir deux sièges libres entre chaque per­sonne ou enti­té fami­liale, et seule une ran­gée sur deux peut être occupée.

Quelle attes­ta­tion pour se rendre à un mariage ?

Si vous orga­ni­sez votre mariage dans le res­pect des règles sani­taires, les invi­tés pour­ront s’y rendre. Pour cela, il vous suf­fit de cocher le motif déro­ga­toire “motif fami­lial impé­rieux”. Mais rap­pe­lons que le nombre de per­sonnes reste limité.

Combien de per­sonnes à un mariage ?

Il est pos­sible de se marier reli­gieu­se­ment, et civi­le­ment si l’on res­pecte le quo­ta de 6 per­sonnes. Concernant les regrou­pe­ments et ras­sem­ble­ments pour les dépar­te­ments en confi­ne­ment, le gou­ver­ne­ment pré­cise qu’ils “seront stric­te­ment contrô­lés, voire inter­dits si les gestes bar­rières ne peuvent être garan­tis”. A noter que les

Combien de per­sonnes à un mariage ?

Il est pos­sible de se marier reli­gieu­se­ment, et civi­le­ment si l’on res­pecte le quo­ta de 6 per­sonnes. Concernant les regrou­pe­ments et ras­sem­ble­ments pour les dépar­te­ments en confi­ne­ment, le gou­ver­ne­ment pré­cise qu’ils “seront stric­te­ment contrô­lés, voire inter­dits si les gestes bar­rières ne peuvent être garan­tis”. A noter que les ras­sem­ble­ments de plus de 6 per­sonnes en exté­rieur sont inter­dits dans toute la France, sous peine d’une amende de 135 euros. Ce 23 mars et suite à un car­na­val orga­ni­sé à Marseille et réunis­sant 6000 per­sonnes dans les rues le week-end pré­cé­dent, Gérald Darmanin a deman­dé un ren­for­ce­ment des contrôles et la ver­ba­li­sa­tion pour toutes les per­sonnes qui enfrein­draient les règles.

Mariage à la mai­rie : com­bien de personnes ?

Comment expli­quer que 30 per­sonnes étaient jus­qu’a­lors auto­ri­sées dans les lieux de culte, alors que seule­ment 6 per­sonnes sont accep­tées à la mai­rie, sans comp­ter l’of­fi­cier d’é­tat civil et le secré­taire de la mai­rie ? Car concrè­te­ment, en comp­tant les témoins et les mariés, les parents de ces der­niers ne peuvent assis­ter au mariage civil. “Par sou­cis d’é­qui­té, on a déci­dé qu’il y aurait désor­mais la même jauge pour les mariages civils que pour les céré­mo­nies reli­gieuses” avait annon­cé Gabriel Attal, porte-parole du gou­ver­ne­ment, sur ses réseaux sociaux ce 13 décembre. Dans les faits, le nombre de per­sonnes accueillies pen­dant les mariages civils dépend de la taille des salles des mairies.

Combien de mariage en 2020 ?

L’univers du mariage a été for­te­ment impac­té. Les mariés de 2020 sont nom­breux à avoir repor­té la céré­mo­nie depuis le début de la crise sani­taire et les mariages ont chu­té de 34% en 2020 par rap­port à l’an­née pré­cé­dente, selon le bilan démo­gra­phique 2020 de l’Insee publié ce 19 jan­vier. Au total, 148 000 couples “seule­ment” se sont unis l’an der­nier alors qu’ils étaient 224 000 en 2019 et 234 000 en 2018. Il n’y a eu presque aucun mariage en avril et en mai, et net­te­ment moins que les années pré­cé­dentes en juin-juillet”, explique l’Institut natio­nal de la sta­tis­tique et des études éco­no­miques. Entre mars et août 2020, le nombre de mariages a été divi­sé par deuxpar rap­port à 2019. Des mariages ont été orga­ni­sés comme les années pré­cé­dentes en sep­tembre et en octobre, mais ces deux mois ne suf­fisent pas à faire pen­cher la balance.

Quels frais en cas de report ou d’an­nu­la­tion du mariage ?

“La ques­tion qui nous est le plus sou­vent posée est celle du rem­bour­se­ment en cas de report ou d’an­nu­la­tion liée à la situa­tion sani­taire” recon­naît Stefania Magro, wed­ding plan­ner d’Atout Coeur. “S’il y a un décret, on est tous (tous pres­ta­taires confon­dus), tenus de rem­bour­ser ou d’ef­fec­tuer des reports sans frais” explique-t-elle. Néanmoins, “cer­tains mariages ayant dû être repor­tés une seconde fois, les pres­ta­taires ont com­men­cé à ins­tau­rer des frais de report” pré­vient l’or­ga­ni­sa­trice de mariages. Surtout qu’un troi­sième report va sans doute devoir avoir lieu pour les mariages qui devaient être célé­brés prochainement. 

  • “Les pres­ta­taires les plus réfrac­taires sont les lieux d’ac­cueil de l’é­vé­ne­mentconstate-t-elle. “Beaucoup estiment que, sans nou­veau décret, il n’y aura plus ni report, ni rem­bour­se­ment”.
  • Les trai­teurs font preuve de davan­tage de sou­plesse, selon elle, envi­sa­geant une date de report avec ou sans frais. En revanche, “en cas d’an­nu­la­tion, la plu­part conservent les acomptes”, pré­vient-elle.
  • Enfin, le reste des pres­ta­taires (déco­ra­tions flo­rales, photographes/vidéastes), pro­posent géné­ra­le­ment des reports sans frais et conservent les acomptes en cas d’an­nu­la­tion”, pré­cise-t-elle.
  • Vous comp­tiez faire appel à une coif­feuse ou/et une maquilleuse ? Bonne nou­velle, la pres­ta­tion se réglant le jour J, pas de risque de perte d’argent, qu’il s’a­gisse d’un report ou d’une annulation.

Quand pour­ra-t-on se marier (presque) comme avant ?

Gabriel Attal avait évo­qué le retour à une vie plus nor­male d’i­ci mi-avril. L’accélération de la vac­ci­na­tion laisse espé­rer plus de liber­té pour les mariages d’é­té, tan­dis que de nou­velles res­tric­tions sont atten­dues. Pour autant, les mariages en petits comi­tés res­tent plus pro­bables. Stefania Magro confie avoir com­men­cé à pré­pa­rer plu­sieurs de ses futurs mariés à un éven­tuel report de date. Son espoir : qu’à par­tir de cet été, on puisse se marier entou­rés d’une tren­taine de personnes.

Etat d’ur­gence sani­taire : jus­qu’à quand ?

Le Parlement a voté en faveur dupro­lon­ge­ment de l’é­tat d’ur­gence sani­taire jus­qu’au 1er juin 2021.

Pourquoi les mariages sont-ils inter­dits en France ?

Emmanuel Macron avait déjà été clair le 15 octobre 2020 : “nous sommes dans une situa­tion pré­oc­cu­pante et nous devons réagir pour frei­ner la dif­fu­sion du virus”, avait décla­ré le Président qui sou­haite réduire les contacts pri­vés, notam­ment “les moments de convi­via­li­té où l’on risque de s’in­fec­ter”. Selon lui, les ren­dez-vous pri­vés, les fêtes et les anni­ver­saires, ain­si que les soi­rées fes­tives, comme les mariages, sont des moments accé­lé­ra­teurs. Dans une tri­bune publiée le 13 sep­tembre au Journal du Dimanche, six méde­cins avaient tenu à rap­pe­ler les risques de conta­gion des fêtes pri­vées.Nous, méde­cins, ne sommes pas dans l’in­jonc­tion. Mais il faut prendre soin les uns des autres et peut-être sif­fler la fin de la récréa­tion. Évitez, autant que pos­sible, les ras­sem­ble­ments pri­vés. Plus une pièce est petite, plus elle contient de monde, moins elle est aérée, et plus vous aug­men­tez les risques”, avaient-ils écrit. En outre, selon les auto­ri­tés sani­taires, ces ras­sem­ble­ments fami­liaux et fes­tifs où l’on se retrouve dans la joie sont sou­vent l’oc­ca­sion d’ou­blier les gestes barrière.

Faut-il encore repor­ter son mariage cette année ?

La ques­tion d’un éven­tuel report se pose désor­mais pour les mariés du prin­temps et de l’é­té 2021. Face aux nou­veaux variants, les mariages avec des cen­taines d’in­vi­tés res­tent com­pro­mis, d’au­tant que cer­taines régions sont de nou­veau confi­nées. De manière géné­rale, jus­qu’à la fin de l’é­tat d’ur­gence sani­taire, la ques­tion des ras­sem­ble­ments se pose encore. Emmanuel Macron a par ailleurs pré­ve­nu, que nous devrons vivre avec le virus, au moins jus­qu’à l’é­té pro­chain. Comme en juillet et août der­nier, cer­tains ont donc déjà pris la déci­sion de repor­ter leur mariage Pour autant, d’autres décident tout de même de sau­ter le pas, en se mariant en petit comi­té. Hors de ques­tion pour eux de lais­ser le virus gâcher leur amour !

 

Quels frais en cas de report ou d’an­nu­la­tion du mariage ?

“La ques­tion qui nous est le plus sou­vent posée est celle du rem­bour­se­ment en cas de report ou d’an­nu­la­tion liée à la situa­tion sani­taire” recon­naît Stefania Magro, wed­ding plan­ner d’Atout Coeur. “S’il y a un décret, on est tous (tous pres­ta­taires confon­dus), tenus de rem­bour­ser ou d’ef­fec­tuer des reports sans frais” explique-t-elle. Néanmoins, “cer­tains mariages ayant dû être repor­tés une seconde fois, les pres­ta­taires ont com­men­cé à ins­tau­rer des frais de report” pré­vient l’or­ga­ni­sa­trice de mariages. Surtout qu’un troi­sième report va sans doute devoir avoir lieu pour les mariages qui devaient être célé­brés prochainement. 

  • “Les pres­ta­taires les plus réfrac­taires sont les lieux d’ac­cueil de l’é­vé­ne­mentconstate-t-elle. “Beaucoup estiment que, sans nou­veau décret, il n’y aura plus ni report, ni rem­bour­se­ment”.
  • Les trai­teurs font preuve de davan­tage de sou­plesse, selon elle, envi­sa­geant une date de report avec ou sans frais. En revanche, “en cas d’an­nu­la­tion, la plu­part conservent les acomptes”, pré­vient-elle.
  • Enfin, le reste des pres­ta­taires (déco­ra­tions flo­rales, photographes/vidéastes), pro­posent géné­ra­le­ment des reports sans frais et conservent les acomptes en cas d’an­nu­la­tion”, pré­cise-t-elle.
  • Vous comp­tiez faire appel à une coif­feuse ou/et une maquilleuse ? Bonne nou­velle, la pres­ta­tion se réglant le jour J, pas de risque de perte d’argent, qu’il s’a­gisse d’un report ou d’une annulation.

 

 

 

 

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