Emploi : on embauche 4.500 livreurs en CDI

Certains domaines d’ac­ti­vi­tés ne souffrent pas de la crise de la Covid-19 et cherchent à recru­ter en grand nombre

Selon les infor­ma­tions du Journal du Dimanche, la plate-forme sou­hai­te­rait mettre fin aux condi­tions de tra­vail pré­caires des livreurs à vélo. «Nous sommes une grande entre­prise mul­ti­na­tio­nale avec pas mal d’argent et nous vou­lons que nos col­la­bo­ra­teurs soient assu­rés (…) Nous vou­lons êtres cer­tains qu’ils aient des pro­tec­tions», a décla­ré le direc­teur géné­ral (CEO) Jitsen Goen l’é­té dernier.

DES LIVREURS PAYES A L’HEURE

350 livreurs ont déjà été recru­tés à Paris au mois de novembre. Les sala­riés béné­fi­cient d’un plan­ning souple et de la pos­si­bi­li­té de com­bi­ner leur acti­vi­té avec d’autres. «Les livreurs Just Eat sont payés 10,30 euros de l’heure, qu’ils fassent une ou plu­sieurs courses, et nous leur pro­po­sons des pos­si­bi­li­tés d’évolution pour super­vi­ser notam­ment des équipes de cour­siers», explique Victor Ennouchi, le direc­teur des opé­ra­tions livraison.

Les 4.500 nou­veaux livreurs seront recru­tés dans 30 villes de France. Une oppor­tu­ni­té sans doute bien­ve­nue pour de nom­breux jeunes et étu­diants, qui livrent des plats pour sub­ve­nir à leurs besoins sous le sta­tut d’au­to-entre­pre­neur. Alors que le niveau de rému­né­ra­tion impose sou­vent un rythme effré­né, les cour­siers des plate-formes orga­nisent régu­liè­re­ment des mani­fes­ta­tions pour ten­ter d’a­mé­lio­rer leurs sta­tuts. Une grève des livreurs Uber Eats et Deliveroo se tenait encore ce 3 jan­vier à Lyon.

Meleyne Rabot, la direc­trice géné­rale de Just Eat France, explique que «80% des 15.000 res­tau­rants par­te­naires» ont leur «propre ser­vice de livrai­son». Les nou­velles oppor­tu­ni­tés d’emploi seraient crées pour gérer les «20% d’in­dé­pen­dants et de grandes chaînes de fast-foods qui n’ont pas leurs cour­siers», pré­cise-t-elle dans le Journal du Dimanche.

 

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