Depuis la mi-juillet, une mesure municipale impose aux commerces de la rue Antoine-Durafour, restaurants inclus, de fermer leurs portes à 22 heures. Objectif affiché : limiter les nuisances nocturnes dans ce secteur de Saint-Étienne. Mais pour les restaurateurs concernés, la pilule ne passe pas.
« On nous met tous dans le même panier »
Regroupés en collectif, plusieurs professionnels de la restauration dénoncent une mesure qu’ils estiment indifférenciée, pointant du doigt une confusion entre leurs établissements et d’autres commerces ou comportements à l’origine des troubles. Selon eux, cette heure de fermeture imposée pénalise directement leur activité sans pour autant s’attaquer efficacement aux véritables sources de nuisances.
Le collectif a lancé une pétition pour appuyer sa démarche et s’est mobilisé pour obtenir une audience auprès de la Ville. Cette rencontre devait avoir lieu ce vendredi 21 août.
La Ville en face
La position que la municipalité entend maintenir — ou réviser — à l’issue de cette réunion n’est pas encore connue. Les restaurateurs espèrent obtenir a minima un traitement différencié, qui distinguerait les établissements de restauration des autres types de commerces ou lieux de rassemblement nocturne.
Les suites données à cette rencontre, le bilan économique concret de la mesure pour les professionnels concernés et la nature exacte des nuisances à l’origine de la décision restent à préciser.


