Après avoir été soumise aux citoyens durant un mois, du 12 mars au 11 avril 2025, elle a reçu mi-mai l’approbation de la commission d’enquête publique. Cette validation s’accompagne d’un satisfecit total : aucune réserve n’est formulée par les enquêteurs.
Bien que favorable, l’avis de la commission s’enrichit d’une série de suggestions constructives. Les commissaires pointent notamment la nécessité d’harmoniser davantage les différents textes relatifs à la sauvegarde des espaces naturels et à leur fonctionnement écologique.
Parmi leurs préconisations figurent également une attention renforcée portée aux sols forestiers et à la prévention des incendies, ainsi qu’une approche plus volontariste concernant la sécurisation des zones de captage d’eau potable. La question de la cohabitation des différents usagers sur les sentiers du massif fait aussi l’objet de recommandations spécifiques pour améliorer la concertation.
Le parcours administratif se poursuit
Cette troisième mouture du document directeur entame désormais son périple institutionnel. Transmise à la Région après intégration des recommandations, elle poursuit sa route vers l’État qui dispose de quatre mois pour statuer, soit jusqu’à fin octobre au maximum.
Une fois l’examen étatique achevé, le Comité syndical du Parc se réunira pour finaliser définitivement le texte. S’ouvrira alors une phase cruciale où communes, intercommunalités et Départements devront trancher sur leur adhésion à cette nouvelle feuille de route.
Ces collectivités auront quatre mois pour se positionner sur leur volonté de signer ce document qui, en cas d’adoption, orientera leurs politiques territoriales pour les quinze années à venir. Cette signature conditionnera également le maintien du classement de leur territoire au sein du Parc naturel régional.
Un enjeu de long terme pour le territoire
Cette charte constitue bien plus qu’un simple document administratif. Elle représente l’engagement collectif des acteurs locaux dans une démarche de développement durable et de préservation patrimoniale qui définira l’avenir du massif du Pilat jusqu’en 2041.

