©42info. Près de 790 000 euros de travaux ont été engagés, notamment pour déplacer certaines activités et adapter le plateau technique. Avec l’équipement, les logiciels et le chantier, la facture totale atteint environ 1,38 million d’euros.
C’était un équipement attendu depuis longtemps à Roanne. Mis en service le 6 juillet 2026 et officiellement inauguré en septembre, le deuxième scanner du Centre hospitalier vient renforcer un plateau technique qui apparaissait jusqu’ici sous-équipé par rapport à celui d’établissements hospitaliers comparables. Le premier scanner de l’hôpital remontait à 1985, même si l’appareil a naturellement été remplacé à plusieurs reprises depuis cette date. Jusqu’à cet été, Roanne devait néanmoins assurer l’ensemble de son activité avec une seule machine à la fois.
L’arrivée d’un second équipement doit désormais permettre une organisation beaucoup plus souple. L’objectif principal est d’augmenter les capacités d’imagerie médicale disponibles pour les habitants du Roannais et, plus largement, du nord de la Loire. Pour les patients venant de l’extérieur de l’hôpital, davantage de créneaux de rendez-vous peuvent désormais être proposés. Pour les personnes hospitalisées, la multiplication des équipements doit également réduire le temps nécessaire avant d’obtenir un diagnostic. Le bénéfice est particulièrement attendu aux urgences de Roanne, où la disponibilité rapide d’un scanner peut être déterminante dans la prise en charge de nombreuses pathologies. L’hôpital avait réalisé 15 274 scanners en 2025. Depuis le début de l’année 2026, près de 10 000 examens avaient déjà été effectués au moment de l’inauguration. Le nouvel appareil doit ainsi permettre d’absorber une activité qui ne cesse de solliciter le service d’imagerie.
Un scanner équipé d’intelligence artificielle
Le Centre hospitalier de Roanne a choisi un Aquilion Serve, un scanner de nouvelle génération intégrant plusieurs fonctions utilisant l’intelligence artificielle. La technologie permet notamment d’automatiser certaines étapes de préparation et de positionnement des patients. Elle vise également à obtenir des images de haute qualité tout en limitant autant que possible l’exposition aux rayons X. Le système doit faciliter le travail des manipulateurs en électroradiologie et améliorer la reproductibilité des examens. L’établissement souligne que cette automatisation permet aussi aux professionnels de consacrer davantage de temps à l’accompagnement des patients. Le nouvel équipement pourra notamment être utilisé dans le suivi des cancers, en neurologie, pour l’imagerie cardiaque ou encore pour l’exploration des pathologies ostéo-articulaires.
L’investissement matériel s’accompagne également d’un élargissement de l’offre médicale. Deux spécialistes en imagerie ostéo-articulaire du CHU de Saint-Étienne doivent intervenir à Roanne. Leur présence permettra notamment de développer les arthrographies et arthroscanners, des examens utilisés pour explorer précisément certaines articulations. Cette coopération entre Roanne et Saint-Étienne évitera ainsi à certains patients de devoir se déplacer vers d’autres établissements pour bénéficier de ces examens spécialisés. Le renfort des deux praticiens est confirmé par le Centre hospitalier.
Près de 1,38 million d’euros investis
L’opération représente un investissement conséquent. Le scanner et ses équipements ont coûté environ 460 000 euros. Sur cette somme, 324 000 euros ont été financés avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes au titre du Fonds européen de développement régional (FEDER). Mais installer une deuxième machine nécessitait également de réorganiser les locaux. Près de 790 000 euros de travaux ont été engagés, notamment pour déplacer certaines activités et adapter le plateau technique. Avec l’équipement, les logiciels et le chantier, la facture totale atteint environ 1,38 million d’euros.
Le service d’imagerie médicale de Roanne repose actuellement sur une importante équipe composée de radiologues, internes, manipulateurs, secrétaires, aides-soignants et personnel d’encadrement. L’arrivée de ce deuxième scanner ne constitue donc pas seulement un nouvel achat technologique. Elle doit surtout augmenter durablement la capacité de diagnostic de l’hôpital de Roanne et réduire une partie de la pression qui pesait sur l’unique équipement disponible. Pour les habitants du nord de la Loire, la conséquence devrait être très concrète : davantage de rendez-vous, des examens réalisés plus rapidement et moins de déplacements pour certaines spécialités. Après plusieurs décennies avec une capacité limitée à un seul scanner simultanément, l’hôpital de Roanne change ainsi d’échelle dans son offre d’imagerie médicale.

