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Bruno Dessemond, patron du restaurant Au fil de l’eau à Roanne, affirme avoir découvert ce lundi 17 août la disparition de plusieurs milliers d’euros de matériel de pêche entreposé dans le coffre de son véhicule. Selon ses déclarations, le vol aurait été commis à l’aide d’une technique de déverrouillage informatisée. Les caméras de vidéosurveillance auraient filmé la scène. Et le restaurateur n’a pas tardé à agir : il a publié les images sur les réseaux sociaux, exposant publiquement la personne visible sur les enregistrements.
« Je n’en ai rien à faire des risques »
Interrogé sur sa démarche, Bruno Dessemond ne cache pas son état d’esprit : « Je n’en ai rien à faire des risques », a-t-il déclaré. Une sortie qui résume assez bien la posture choisie face à ce qu’il considère comme une injustice : ne pas attendre et frapper là où ça peut faire mal, c’est-à-dire sur Facebook et les réseaux sociaux.
La démarche est pourtant juridiquement risquée. Diffuser publiquement l’image d’une personne sans son consentement, même dans le cadre d’un vol présumé, peut exposer son auteur à des poursuites. La personne visible sur les images reste à ce stade un suspect, et non un coupable reconnu.
Des questions qui restent ouvertes
On ignore pour l’heure si une plainte a été déposée et si une enquête est officiellement ouverte. Le montant précis du préjudice et la nature exacte du matériel volé n’ont pas été communiqués en détail. Il n’est pas non plus établi que la personne visible sur les enregistrements soit formellement identifiée.
Ce type d’initiative, de plus en plus fréquent à l’ère des réseaux sociaux, ravive régulièrement le débat sur la frontière entre légitime défense de sa réputation, justice populaire et atteinte à la présomption d’innocence.


