Interview de Paillette avant sa venue à Paroles et musiques

Cette jeune Stéphanoise a une voix qui va vous trans­por­ter. 42info.fr a cher­ché à connaître un peu plus l’auteure-interprète qui sort son pre­mier EP avec un clip, Goldfish. Rencontre avec cette « Néo-Sirène ».

On pen­sait que sous ce nom de Paillette se cachait une artiste dis­co avec une boule à facettes au des­sus de la tête, et bien non ! Paillette n’est pas une chan­teuse kitch, c’est bien tout le contraire. Dans son nou­veau clip Goldfish, sa voix se mélange har­mo­nieu­se­ment avec le pia­no. Un uni­vers bien à elle qu’elle cultive secrète­ment.

A 25 ans aujourd’hui, Paillette a fait toute sa sco­la­ri­té à Saint-Etienne, et a pu apprendre la musique au conser­va­toire Massenet. La musique, elle la connaît bien. Cette jeune pas­sion­née a décou­vert les mélodies dès l’âge de 4 ans. Après quelques voyages, elle a déci­dé de s’installer sur Lyon. Il y a un an, elle a rem­por­té le concours du Fil de Saint-Etienne « Talents sur Scène » qui lui a appor­té la noto­riété et le tra­vail de la scène.

“C’est un filtre pour moi de chan­ter en anglais”

La chan­teuse Stéphanoise, sur son der­nier EP « To Hide », chante en anglais. Pourquoi ? me direz-vous.  Parce que Paillette est une grande timide « C’est un filtre pour moi de chan­ter en anglais, j’ai tou­jours chan­té dans cette langue, cela ne veut pas dire que je ne chan­te­rai jamais en français dans le futur ». Dans le titre Goldfish, elle s’inspire du monde aqua­tique et de la soli­tude que pro­pose la plon­gée sous-marine. « Je fais de la plon­gée, et les pro­fon­deurs où on se sent seule avec les fonds marins sont des choses qui me parlent ».

Paillette rajoute « Autant j’aime la soli­tude, autant cela me pèse par­fois ». Le titre Goldfish lui va bien, elle qui aime la plon­gée, qui fait beau­coup de nata­tion et qui est pois­son en signe astro­lo­gique. Sur son disque, la jeune chan­teuse pro­pose des envo­lées ins­tru­men­tales au cla­vier. On enten­dra aus­si le vio­lon­celle de Aude Rénoud, « j’ai tra­vaillé avec elle sur un autre pro­jet et comme j’aime le son du vio­lon­celle, je lui ai deman­dé de col­la­bo­rer avec moi sur le disque « To Hide ». Sa voix douce nous sublime avec ce côté mélancolique ».

Le clip de Paillette a été tra­vaillé par un stu­dio Stéphanois, celui de chez Auuna. « Ils sont très talen­tueux et en plus ils sont Stéphanois comme moi. J’ai un copain de fac qui tra­vaille là-bas. Ils ont une équipe de vidéastes, de pho­to­graphes et de gra­phistes ». Dans le clip « Goldfish » on note les reflets gla­cés des eaux sombres. On s’abandonne à la soli­tude bien loin jus­te­ment d’une image de strass et de paillettes.

” Ça va être chouette de jouer chez moi, à domi­cile”

Elle sera le 30 juin au Festival Paroles et Musiques sur la scène Jean-Jaurès de Saint-Etienne à 12h30. « Ça va être chouette de jouer chez moi, à domi­cile. Ça va être aus­si spé­cial car comme c’est en jour­née, à moi de cap­ter les gens qui se baladent sur cette place. Ça va être un chal­lenge ». Même si Paillette ne fait pas de la chan­son française, ça reste de la chan­son à texte et elle a tout à fait sa place dans la pro­gram­ma­tion de ce fes­ti­val. « Je trouve que le fes­ti­val,en terme desthétisme, me cor­res­pond bien ».

Pour le futur, et après quelques dates de concerts, Paillette va pré­pa­rer un deuxième EP et conti­nuer de tra­vailler avec la salle de spec­tacles Stéphanoise Le Fil pour tra­vailler sa stra­tégie de car­rière. Vu comme ça, cela fait très cours d’école de com­merce, mais une car­rière artis­tique se tra­vaille ! Paillette va ren­trer en stu­dio d’enregistrement au mois d’août pour la sor­tie d’un nou­vel album au début de 2019. En atten­dant, consom­mez son der­nier disque sans modération !

 




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