Interview de Julien Luya aux municipales de Firminy

Julien Luya, atta­ché par­le­men­taire de l’u­nique dépu­té LR de la Loire, Dino Cinie­ri, siège au conseil muni­ci­pal sous les cou­leurs de l’as­so­cia­tion Union pour Fir­mi­ny. Il conduit une des deux listes d’op­po­si­tion à l’an­cien maire com­mu­niste, Marc Petit.

Compte tenu de la condam­na­tion du maire pour agres­sion sexuelle, dans quel cli­mat se déroule cette élec­tion ?

Cette élec­tion et donc le deve­nir de la com­mune sont for­te­ment pol­lués par les affaires judi­ciaires de Marc Petit. Il est le seul res­pon­sable de cette situa­tion puisque mal­gré deux condam­na­tions pénales il a déci­dé de bri­guer un nou­veau man­dat. Dans ce contexte, il est dif­fi­cile d’aborder les ques­tions de fond, car il est tel­le­ment incon­ce­vable qu’un homme condam­né deux fois pour une agres­sion sexuelle avé­rée puisse se pré­sen­ter à des élec­tions, que cela sus­cite de nom­breuses inter­ro­ga­tions légi­times, notam­ment de la part des médias.

Quels sont les prio­ri­tés que les Appe­lous vous demandent de mettre en avant ?

Depuis six ans nous nous effor­çons de tra­vailler dans le plus grande proxi­mi­té avec les Appe­lous pour, jus­te­ment, éla­bo­rer un pro­jet qui cor­res­ponde à leurs attentes et leurs aspi­ra­tions.

Les pro­blé­ma­tiques que nos conci­toyens mettent en avant sont la dégra­da­tion de leur cadre de vie, l’insécurité gran­dis­sante et la déprise com­mer­ciale de notre centre-ville. Sur ces ques­tions nous avons le devoir d’agir avec convic­tion et de faire des pro­po­si­tions concrètes que nous esti­mons en capa­ci­té d’apporter des solu­tions.

Pour répondre à ces enjeux majeurs, nous pen­sons qu’il est néces­saire de mettre en œuvre un véri­table pro­jet d’urbanisme sus­cep­tible de rendre son attrac­ti­vi­té à la com­mune, notam­ment au centre-ville. Face aux inci­vi­li­tés, les élus, et en pre­mier lieu le maire, devront faire preuve d’autorité et réin­ves­tir le ter­rain. Il nous fau­dra aus­si étof­fer et réorien­ter les mis­sions de notre police muni­ci­pale et de nos ASVP vers la tran­quilli­té publique, réor­ga­ni­ser le ser­vice pro­pre­té pour le rendre plus effi­cace. Nous déve­lop­pe­rons enfin de nou­velles ani­ma­tions en lien avec tous nos par­te­naires locaux. Plus glo­ba­le­ment, sur ces thé­ma­tiques, comme sur toutes les autres, Fir­mi­ny a besoin d’idées neuves et d’un pro­fond chan­ge­ment.

Fir­mi­ny n’est plus repré­sen­tée au sein de l’exécutif de la Métro­pole. Cette situa­tion peut-elle durer ?

Effec­ti­ve­ment cette situa­tion est hau­te­ment nui­sible pour la com­mune car aujourd’hui cha­cun sait que la Métro­pole concentre l’essentiel des pou­voirs et des com­pé­tences qui impactent notre quo­ti­dien. Il faut donc reprendre des res­pon­sa­bi­li­tés fortes au sein de la Métro­pole, c’est ma volon­té ain­si que celle de l’équipe que je mène, notam­ment sur une thé­ma­tique cru­ciale pour Fir­mi­ny que pour­rait être le loge­ment. De ce point de vue, il est impor­tant d’informer les Appe­lous que Marc Petit, du fait de ses condam­na­tions pénales ne peut plus pré­tendre à une fonc­tion de vice-pré­sident au sein de l’exécutif de la Métro­pole. En se por­tant de nou­veau can­di­dat à Fir­mi­ny, je consi­dère donc qu’il se détourne de la mis­sion d’intérêt géné­ral qui incombe à un élu de la Répu­blique, ne pré­fé­rant rete­nir que son petit inté­rêt per­son­nel.

Pat Fran­çon

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