La chro­nique de Martial : la vie en 2050

Nous sommes en 2050. J’écris cette lettre peut-être dans l’es­poir qu’une nou­velle forme de vie la découvre d’i­ci quelques mil­liers d’an­nées. Louis Marechal Le Pen, petit fils de Marion, est au pou­voir depuis main­te­nant trois ans. Il est secon­dé par Alpha, une intel­li­gence arti­fi­cielle qui offi­cie en tant que pre­mier ministre. Nous sommes par­qués comme des pes­ti­fé­rés dans des dis­tricts en fonc­tion de nos origines.

L’été est dif­fi­ci­le­ment sup­por­table par cette cani­cule sans pré­cé­dent, 48 degrés ! Avec 9 mil­liards d’êtres-humains sur Terre, les res­sources en eau potable ne sont plus suf­fi­santes. Ici, on se bat pour boire et man­ger à notre faim. Jadis on poin­tait du doigt les nou­veaux riches ; nous sommes les nou­veaux pauvres. Jakarta, Miami, Amsterdam, Shanghai… Toutes ces villes ont été englou­ties par la mon­tée des eaux. Venise, tota­le­ment dis­pa­rue, est le nou­vel Atlandide.

Depuis que la NASA a trou­vé le moyen de colo­ni­ser la pla­nète Mars, les plus riches déboursent des mil­lions pour aller y vivre. Nous, nous sommes condam­nés à mou­rir ici.

On regrette un peu plus chaque jour les pay­sages de notre enfance, les prai­ries ver­doyantes, quand les abeilles exis­taient encore et qu’on ne devait pas pol­li­ni­ser les fleurs une par une. On aurait dû se méfier quand ils ont jeté Greta Thunberg en pri­son, comme quand on a lyn­ché le pre­mier homme à avoir dit que la Terre était ronde. À par cela, tout va bien. Michel Drucker est tou­jours vivant et il co-anime une émis­sion avec Cyril Hanouna depuis Mars.

Martial Mossmann

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