La chro­nique de Martial : si 2020 était un film

Si 2020 était un film, ce serait sans doute un film catas­trophe réa­li­sé par Roland Emmerich (le réa­li­sa­teur de “2012”, “Le jour d’a­près”, “Independance Day”).

Le spitch ? À une époque où les atten­tats ter­ro­ristes, les vio­lences poli­cières et le mou­ve­ment “Me too” occupent lar­ge­ment l’ac­tua­li­té, une pan­dé­mie mon­diale éclate. Bruce Willis et Jason Statham (oui c’est une pro­duc­tion de la chaîne C8) s’al­lient pour com­battre le méchant, inter­pré­té par Olivier Véran, qui a caché des mil­lions de masques. On suit paral­lè­le­ment une bande mon­tante de comiques, les nou­veaux membres du Jamel Comedy Club : Jean Castex, Gérald Darmanin, Agnès Buzyn et la pro­dige Sibeth Ndiaye et son meilleur sketch “Je sais pas enfi­ler un masque”. Avec un scé­na­rio écrit par Bilal Hassani et une bande son inter­pré­tée par Wejdene et Aya Nakamura avec le titre “2020 hors de ma vue bah ouais”. Succès assuré !

Je peux d’ores et déjà vous annon­cer la suite du film : “2021 : Revival”. Cette fois le méchant n’est plus le même et le synop­sis prend un nou­veau tour­nant : en 2021, la France est un pays au bord de la déroute entre le moral qui est au plus bas et les inter­mit­tents du spec­tacle qui sont obli­gés de trou­ver un vrai tra­vail. Une horde de zom­bies qui ne veut pas se faire vac­ci­ner enva­hit les rues. La sécu­ri­té du pré­sident de la République Emmanuel Macron est alors mena­cée. Alexandre Benalla, ancien membre des ser­vices secrets, reprend du ser­vice pour sau­ver l’Elysée.

Vivement 2022 en tout cas ! On aura droit à la fin de la tri­lo­gie avec le nou­vel opus “2022 : elec­tion of pre­sident”. Un mois avant les élec­tions pré­si­den­tielles, le gou­ver­ne­ment fran­çais décide de s’in­té­res­ser à l’é­co­lo­gie et de ver­ser une prime à ses con-citoyens. Après un sus­pense insou­te­nable et un débat Macron-Le Pen, le pré­sident sor­tant est lar­ge­ment réélu. Segolène Royal devient alors pre­mier ministre.

À part cela aujourd’­hui on est le der­nier jour de l’an­née. Je vous rap­pelle qu’il est inter­dit de dire à son col­lègue de bou­lot “Eh Bernard ! À l’an­née prochaine !”.

Martial MOSSMANN

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