La chro­nique de Martial : si nous pou­vions vivre dans nos rêves

Nos rêves sont sou­vent absurdes, dénués de sens, ils prennent pour­tant toute leur signi­fi­ca­tion si on fait le lien avec notre sub­cons­cient. Parfois, on se réveille en sueur parce qu’ils nous ont tour­men­té et on n’a pas for­cé­ment envie d’en par­ler. D’autres fois ils nous émer­veillent et nous pré­parent à pas­ser une agréable journée.

En cette période morose, on pré­fè­re­rait pas­ser nos jour­nées ailleurs que dans le monde réel. Certains trouvent leur compte dans le vir­tuel avec les jeux vidéos et les réseaux sociaux. Les plus avides d’emotions se lancent dans la lec­ture d’un livre pas­sion­nant ou regardent un film qui va leur faire oublier la réa­li­té. Mais quand on ne peut pas voya­ger, se ras­sem­bler ou faire la fête. Que faire sinon rêver ?

Si je pou­vais vivre dans un rêve ne serait-ce qu’une jour­née où tout paraî­trait réel, je me plon­ge­rais peut-être dans l’é­ten­due d’un lagon bleu­té. Je sen­ti­rais le sable d’argent sous mes pieds. Surplombé par le soleil brû­lant, je m’i­mis­ce­rais peu à peu dans l’eau tur­quoise. Les coquillages seraient géants et les pal­miers en abon­dance peu­ple­raient le pay­sage d’Eden. Les oiseaux, majes­tueux, aux ailes déployées, cou­ron­ne­raient le ciel. Un ciel que je ferais chan­ger de cou­leur à ma guise seule­ment en cli­gnant des yeux. Tantôt azur, tan­tôt vanille, tan­tôt rosâtre, tan­tôt rouge écar­late. Un vent de fraî­cheur me trans­por­te­rait dans les airs et je pour­rais voler, obser­ver la faune et la flore minus­cules, me délec­ter du monde qui s’offrirait à moi.

Martial MOSMAN

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