Une volte-face qui brise les espoirs de nombreux amateurs de montagne et soulève des questions sur l’avenir de cette infrastructure touristique emblématique. Le réveil est brutal pour les passionnés de la Loge des Gardes. Après une reprise pleine d’espoirs début juin, la station de Laprugne tire un trait sur sa réouverture estivale prévue les 12 et 13 juillet. Une décision qui résonne comme un coup de tonnerre dans le paysage touristique local.
Ce jeudi 10 juillet, le gérant dévoile sur Facebook l’ampleur des difficultés rencontrées : « Mais aujourd’hui, c’est avec énormément de tristesse que nous devons vous annoncer que l’ouverture de la station n’est plus possible. » Un aveu d’impuissance qui masque mal la déception d’une équipe mobilisée.
Un cocktail explosif de problèmes
Les raisons de cet abandon temporaire forment un véritable catalogue des difficultés entrepreneuriales. « Dépenses imprévues« , travaux « plus lourds que prévu » et « blocages administratifs » constituent un triptyque fatal qui rend « la poursuite de cette aventure impossible« .
Malgré la déception, le gérant refuse le fatalisme et entretient l’espoir : « Ce n’est pas un adieu à la montagne, ni à nos rêves, mais pour l’instant, il nous faut poser les sacs. » Cette formule poétique traduit une volonté de ne pas enterrer définitivement le projet.
L’expression « Nous espérons que cette belle énergie qui s’est créée autour de La Loge pourra renaître un jour, autrement » suggère que l’aventure pourrait connaître de nouveaux épisodes. Une façon diplomatique de maintenir la porte ouverte sans prendre d’engagement ferme.
La frustration est d’autant plus grande que l’offre estivale s’annonçait variée et attractive. VTT, balades en montagne, ateliers de réflexologie… la Loge des Gardes promettait un cocktail d’activités de plein air parfaitement adapté à la clientèle estivale.
Seules les remontées mécaniques n’étaient pas encore opérationnelles, témoignant des défis techniques que représente la remise en service d’une infrastructure de montagne après une fermeture prolongée.
Un territoire privé d’atout touristique
Cette fermeture prive la région d’un équipement structurant pour le tourisme de montagne. Située à la frontière entre l’Allier et la Loire, la Loge des Gardes constitue un point d’attraction rare dans un secteur géographique souvent délaissé par les grands flux touristiques.
Pour les collectivités locales et les acteurs économiques du secteur, cette nouvelle constitue un revers dans leur stratégie de développement touristique. L’équipement représentait un espoir de dynamisation économique pour ce territoire rural.


