La SaintéLyon : Courir sous la neige

La course qui se dérou­le­ra dans la nuit de same­di à dimanche va être à haut risque.

Avec plus de 63 hivers au comp­teur, la SaintéLyon est un monu­ment de l’Histoire de la course à pied en France.

Le mythique raid noc­turne entre Saint-Étienne et Lyon, doyenne des courses d’ultra est deve­nu un véri­table phé­no­mène et la plus grande course noc­turne de l’hexagone en termes de participants.

La der­nière fois que les pas des cou­reurs ont tou­ché la neige c’était en 2010 et 2012.

Pour les cou­reurs, le risque est le ver­glas qui est caché sous la neige. Même si la neige ne devrait pas retom­ber avant dimanche matin, les tem­pé­ra­tures risquent de com­pli­quer le dérou­le­ment de la course. Les tem­pé­ra­tures les plus basses sont atten­dues au niveau de Sainte-Catherine same­di à minuit, il devrait y faire – 10°.

La for­ma­tion d’amas de neige sur les hau­teurs de Sorbier et à Saint-Genou va éga­le­ment rendre la course plus dif­fi­cile que prévu.

Cela n’a pas l’air d’apeurer cer­tains cou­reurs. Christian, 36 ans, de Roanne, par­ti­ci­pe­ra à la SaintéLyon même avec cette météo « Pour moi, ça rajoute un niveau sup­plé­men­taire à la com­pé­ti­tion, on est là pour se sur­pas­ser ». En 2010, 47 cou­reurs avaient pour­tant fini à l’hôpital alors que l’enneigement était plus important.

©pho­tos Gilles Reboisson

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