Ce matin-là devait être ordinaire. Mais, pour Laura, tout a changé en quelques secondes. Alors qu’elle circulait sur la RM11, dans la descente des virages serrés du lieu-dit « Les Brossettes », son véhicule a dérapé sous une fine pluie. Laura a perdu le contrôle de sa voiture, qui a percuté un arbre en contrebas après avoir sectionné un poteau électrique.
Inconsciente après l’accident, Laura n’a aucun souvenir de l’impact. C’est sa passagère, indemne, qui a prévenu les secours. Transportée en urgence au CHU de Saint-Étienne, elle a été placée dans un coma artificiel en réanimation. « À l’hôpital, les médecins ne savaient pas s’ils allaient pouvoir me sauver », se souvient-elle.
Traumatisme crânien, vertèbres brisées
Laura a subi de graves blessures : un traumatisme crânien, des cervicales cassées, des lombaires fracturées. Deux cicatrices sur son visage témoignent encore aujourd’hui de la violence de l’accident. Elle a dû interrompre toute activité pendant six mois, dont quatre passés en rééducation, avant de retrouver une mobilité « presque complète » au niveau de ses cervicales.
Un appel à témoins
Un an après, marquée par des mois de réflexion sur ce drame, Laura lance un appel à témoins. « Cette route est dangereuse, surtout par temps de pluie ou de neige », affirme-t-elle. Elle a interpellé la métropole de Saint-Étienne pour demander des mesures de sécurité, mais ses démarches sont restées vaines. « On m’a répondu que des études de la chaussée étaient en cours », raconte-t-elle. Depuis son accident, une limitation de vitesse à 70 km/h a été mise en place, une mesure jugée insuffisante par la jeune femme.
Aujourd’hui, Laura vit toujours avec des séquelles : des maux de tête fréquents et des difficultés à rester assise. Bien qu’elle travaille à Saint-Étienne, elle évite désormais cette route qu’elle considère trop dangereuse.


