Fermé depuis novembre 2024, l’emblématique Bistrot de Paris a trouvé ses repreneurs en avril 2025 lors d’une vente aux enchères. Pour 60 000 euros, Thomas (36 ans, ancien patron du bar La Part des autres), Benjamin (36 ans, copropriétaire de la Brasserie stéphanoise) et Ivana (30 ans, ex-cheffe au Méliès) ont mis la main sur cette institution stéphanoise. Le 13 juin dernier, le lieu a rouvert ses portes sous le nom de Bistrot de Sainté.
Une métamorphose tout en gardant l’âme du lieu
Exit les murs rouges, place aux teintes vertes en clin d’œil aux couleurs de l’ASSE ! Les nouveaux propriétaires ont voulu marquer leur territoire tout en respectant l’histoire de l’établissement. L’orientation bar est clairement affichée avec pas moins de 15 bières pression à la carte, dont une belle sélection d’artisanales locales. L’établissement de 120 m² avec sa terrasse de 70 places mise sur une ambiance décontractée et des tarifs accessibles pour attirer une clientèle variée, du café matinal aux soirées entre amis.
Alors qu’ils tablaient modestement sur 40 à 50 clients le midi, la réalité les a rapidement rattrapés avec 60 à 80 couverts servis quotidiennement. Les soirées ne sont pas en reste avec une terrasse qui affiche régulièrement complet.
Une formule gagnante à prix doux
Le secret de ce succès fulgurant ? Une équation simple mais efficace : cuisine maison avec des produits locaux, formule midi complète à 20 euros (entrée-plat-dessert), bière artisanale à 2,90 euros le demi et 5,50 euros la pinte. Le soir, place aux assiettes à partager dans une ambiance plus décontractée. Avec une équipe d’une dizaine de personnes et des horaires larges (7h30-minuit en semaine), le Bistrot de Sainté mise sur le volume pour maintenir des tarifs attractifs.
Fort de ce démarrage tonitruant, le trio ne compte pas s’endormir sur ses lauriers. Des animations sont déjà dans les cartons pour septembre, histoire de maintenir la dynamique et fidéliser cette clientèle conquise. Ouvert 7 jours sur 7 (à partir de 16h le dimanche), le nouveau bistrot entend bien s’inscrire dans la durée et faire oublier son prédécesseur tout en perpétuant la tradition d’un lieu de vie incontournable de la place Jean-Jaurès.


