La réunion publique est programmée à partir de 20 heures, mercredi 28 octobre, dans la salle n° 1 de la Maison des sociétés du Coteau, près de Roanne. Elle s’inscrit dans la campagne de Francis Lalanne en vue de l’élection présidentielle, avec l’humoriste Dieudonné M’bala M’bala annoncé parmi les intervenants.
L’opposition dénonce une image dégradée pour la commune
Dans son communiqué, le groupe d’opposition fustige l’accueil d’une personnalité qui a fait l’objet de nombreuses condamnations judiciaires. Il lui reproche des prises de position marquées, selon lui, par la xénophobie, l’antisémitisme et le négationnisme, en particulier à propos de la Shoah. Une condamnation récente pour apologie du terrorisme, prononcée en septembre, est également rappelée dans ce contexte.
Les élus d’opposition jugent « profondément regrettable » que la commune se retrouve associée à ces controverses. S’ils reconnaissent que la liberté d’expression est un principe fondamental de la République, ils soulignent qu’elle connaît des limites fixées par la loi et ne saurait justifier tous les discours.
La mairie invoque l’égalité de traitement
La demande de réservation de la salle, déposée par l’équipe « Lalanne 2027 », a surpris la municipalité. Celle-ci explique toutefois qu’elle ne pouvait y opposer un refus sans motif légalement justifié. Les services de la Ville s’appuient sur la réglementation en vigueur et sur le principe d’égalité de traitement entre les demandeurs : une décision contraire s’exposerait à une annulation par le tribunal administratif.
Le meeting aurait pu se tenir ailleurs. Sollicitée en amont par l’équipe du candidat, la Ville de Roanne n’a pas donné suite, notamment parce que la salle demandée était en maintenance à la période concernée. À Mably, la municipalité a invoqué une capacité d’accueil insuffisante de ses salles pour justifier le même refus.
Reste donc Le Coteau, où la décision de louer un équipement municipal pour un rassemblement politique relance un débat récurrent : jusqu’où une commune peut-elle aller pour s’opposer à un événement qu’elle réprouve, sans enfreindre le droit ?

