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Cette étape cruciale marque le début d’un chantier d’envergure qui devrait voir l’installation de la première éolienne en septembre 2026, suivie progressivement de neuf autres machines. L’acharnement judiciaire des opposants a paradoxalement conduit à un renforcement du projet. Les six années de procédures ont rendu obsolètes les éoliennes initialement sélectionnées, qui ne sont plus fabriquées. Les nouvelles machines seront plus hautes avec des mâts de 157,5 mètres, soit une augmentation d’une trentaine de mètres par rapport au projet initial. Cette évolution technique permettra d’améliorer significativement le rendement : la production électrique couvrira désormais l’équivalent de 40 000 habitants contre 26 000 prévus initialement.
Une opposition qui ne désarme pas
Malgré leur défaite devant le Conseil d’État il y a un an, certains opposants persistent dans leur combat juridique. Ils ont saisi cette modification de hauteur des mâts comme une nouvelle opportunité de contestation, arguant qu’il s’agit d’un projet substantiellement différent nécessitant une nouvelle enquête publique. Cette stratégie d’obstruction systématique illustre la détermination des anti-éoliens locaux à empêcher ou retarder au maximum la réalisation du parc.
Le printemps 2026 marquera une étape importante avec l’ouverture du capital aux citoyens. Cette démarche de financement participatif permettra aux habitants du territoire d’investir directement dans le projet et d’en devenir actionnaires. Cette approche vise à créer une appropriation locale du parc éolien et à redistribuer une partie des bénéfices futurs aux investisseurs locaux, renforçant ainsi l’ancrage territorial du projet.
Un investissement de 60 millions d’euros
Le budget global du parc éolien s’élève à 60 millions d’euros, un investissement conséquent qui témoigne de l’ampleur du projet. Cette somme couvre l’ensemble des coûts : achat des éoliennes, travaux de génie civil, raccordement au réseau électrique, mesures compensatoires environnementales et frais liés aux nombreuses procédures juridiques accumulées sur une décennie.
La communauté de communes des Monts du Pilat porte ce projet depuis plus de quinze ans, démontrant une volonté politique constante malgré les obstacles. Cette persévérance témoigne de l’engagement du territoire dans la transition énergétique et la production d’électricité renouvelable locale. Le soutien institutionnel constant a été crucial pour surmonter les années de blocage juridique.
Une mise en service prévue fin 2027
Si le calendrier est respecté, les premières éoliennes commenceront à produire de l’électricité fin 2027. Cette mise en service progressive s’étalera sur plusieurs mois, le temps d’installer, tester et raccorder l’ensemble des dix machines. Le parc de Taillard contribuera alors significativement à l’autonomie énergétique du territoire et aux objectifs de production d’énergie renouvelable de la région.

