Le pro­jet de loi grand âge et auto­no­mie, le maire de Saint-Etienne inter­roge le gouvernement

Le vieillis­se­ment de notre socié­té est une ten­dance démo­gra­phique pro­fonde et indis­cu­table ame­née à s’amplifier dans les années à venir. Malgré les pro­grès de la méde­cine, la pré­ven­tion et l’amélioration des condi­tions de vie, la hausse du nombre de per­sonnes âgées en perte d’autonomie est inévitable.

De plus, de nom­breuses insuf­fi­sances et carences dans la prise en charge des per­sonnes dépen­dantes et l’inclusion sociale des per­sonnes âgées ont été révé­lées par l’actuelle crise sanitaire.

Bien que le Président de la République ambi­tion­nait en 2018 une réponse glo­bale et ambi­tieuse à cet enjeu de socié­té majeur, le pro­jet de loi Grand âge et Autonomie, n’a ces­sé d’être repous­sé, entou­ré d’un flou dif­fi­ci­le­ment com­pré­hen­sible pour les pro­fes­sion­nels du secteur.

Alors que la fin de la man­da­ture par­le­men­taire se pro­file et que des infor­ma­tions annoncent un nou­veau report de la pré­sen­ta­tion du pro­jet de loi Grand âge et Dépendance, Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne et pré­sident de Saint-Etienne Métropole a écrit au pre­mier Ministre Jean Castex le 18 février der­nier, lui fai­sant part de son ques­tion­ne­ment quant à la volon­té réelle du gou­ver­ne­ment de por­ter une telle réforme, pour­tant primordiale.

Gaël Perdriau explique : « La ques­tion de la prise en charge de la perte d’autonomie est cru­ciale, rele­vant d’impératifs d’humanité et d’inclusion, aux­quels je suis très attentif. 

Il est plus que jamais néces­saire de ne plus perdre de temps, de ne plus dif­fé­rer ces échanges qui sont indis­pen­sables à l’amélioration de nos condi­tions de vie et, de fait, à l’atteinte de l’objectif de bien-être social.»

Craignant que ce pro­jet de loi soit aban­don­né par le gou­ver­ne­ment comme ce fut le cas lors de la pré­si­dence de François Hollande, le maire de Saint-Etienne conclut : « il importe de conser­ver de fortes ambi­tions pour le grand âge et l’autonomie ; sous peine que ces ambi­tions ne se trans­forment, dans quelques années et sans vision poli­tique forte, en néces­si­tés absolues. 

Les attentes sont éle­vées, et nul ne com­pren­drait que ce sujet à forte inten­si­té soit aban­don­né en dépit des enga­ge­ments pris par le pré­sident de la République. »

 

Les autres infos
Les autres infos