Les policiers de la Loire à bout

Cela fait un mois main­tenant que tous les samedis, les man­i­fes­ta­tions des gilets jaunes tour­nent aux émeutes, que le mou­ve­ment étu­di­ant a rejoint les man­i­fes­tants, sans compter la men­ace ter­ror­iste. Les forces de l’ordres men­a­cent d’une journée noire dans les com­mis­sari­ats avec un mot d’ordre « ne sor­tir qu’en cas d’appel d’urgence ». Si le gou­verne­ment n’entend pas les appels de la police, une grande man­i­fes­ta­tion pour­rait avoir lieu le 26 jan­vi­er.

Pour les policiers, c’est un ras-le-bol général. L’un deux a cal­culé le nom­bre de jours tra­vail­lés d’affilée : soit 13 jours. Pour l’acte V, eux non pas vu la décrue du mou­ve­ment. « Il y avait tou­jours plus de casseurs ». Il n’est pas rare de ren­con­tr­er des policiers qui ont tra­vail­lé 1000 heures sans rémunéra­tions ni jours de récupéra­tion. Soit l’équivalant de 6 à 7 mois de tra­vail. Même si cela ne date pas d’hier, le mou­ve­ment des gilets jaunes a accen­tué le prob­lème. On nous explique que cer­taines visières de casque sont telle­ment rayées qu’on ne voit rien à tra­vers. Les boucliers sont d’une autre époque et n’ont pas été rem­placés et les pro­tège-tib­ias son par­fois inex­is­tants.

Same­di dernier, sept policiers ont été blessés, dont un assez grave­ment. Une par­tie de son oreille a été arrachée suite à l’explosion d’une vit­re. Les reven­di­ca­tions des policiers : le paiement des heures sup­plé­men­taires, soit plus de 20 mil­lions d’euros au niveau nation­al, la hausse de l’allocation de maîtrise (une prime de risque de 220 à 330 euros) et le dégel des salaires. Le gou­verne­ment a annon­cé une prime de 300 euros. Mais pour le syn­di­cat Unité SGP Police-FO ça ne va pas suf­fire. Pour l’autre syn­di­cat Alliance, une man­i­fes­ta­tion des policiers pour­rait avoir lieu le 26 jan­vi­er.



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