L’incendiaire de la rue de la Montat entendait des voix



Le same­di 27 avril, à 5 heures du matin, Ali met le feu au 11eme étage de la tour où il habite. Le 140B de la rue de la Mon­tat à Saint-Eti­enne. Ce jour-là, les voisins ont eu la peur de leur vie.

La porte de leur loge­ment flam­bait. Ils sont pris­on­niers dans leur apparte­ment. Il y a une très forte odeur de white-spir­it et ici tout le monde est blo­qué chez soi. Heureuse­ment, les pom­piers ont pu inter­venir à temps. Ils retrou­vent un homme caché chez un voisin. Dans l’appartement du pyro­mane, on retrou­ve de nom­breuses bouteilles vides de liq­uide inflam­ma­ble.

« Oui des gens auraient pu mourir dans leur apparte­ment »

Arrêté, l’homme explique avoir acheté les pro­duits inflam­ma­bles au Géant Casi­no de Mon­thieu. Sur la vidéo sur­veil­lance du super­marché, on le voit, Ali, pren­dre le pro­duit et ten­ter d’y met­tre le feu. Fort heureuse­ment, ici il n’y arrivera pas. Ali a 49 ans. Il est présent pour son procès à Saint-Eti­enne pour une com­paru­tion immé­di­ate.

L’homme est suivi en psy­chi­a­trie. Le juge lui demande « Vous avez con­science de ce que vous avez fait ? ». Ali a le regarde vide. Il bre­douille « oui, un drame ». « Oui des gens auraient pu mourir dans leur apparte­ment » con­tin­ue le juge. Lorsque on lit l’expertise psy­chi­a­trique, Ali reste silen­cieux. « Il a été hos­pi­tal­isé plusieurs fois en psy­chi­a­trie, il souf­fre d’une abo­li­tion totale du dis­cerne­ment au moment des fait » explique le médecin. Ali ne serait pas acces­si­ble à une sanc­tion pénale.

Pour l’avocat de Cité Nou­velle, le bailleur social de l’immeuble, la respon­s­abil­ité civile d’Ali doit être retenue afin qu’il paie les dégâts qui ne seront pas rem­boursés par les assureurs. Le pro­cureur de la République veut un interne­ment d’Ali en hôpi­tal psy­chi­a­trique, une inter­dic­tion de paraître dans l’immeuble et inter­dic­tion de con­tac­ter les vic­times. L’avocat d’Ali valide la demande. Ali expli­quera qu’il a enten­du des voix qui lui ont demandé de met­tre le feu à l’immeuble. Les fait auraient pu être beau­coup plus dra­ma­tiques. Les vic­times ont eu chaud.



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