L’inceste dans la Loire, un crime sans cadavre

Le #metooincest fait sa campagne sur les réseaux sociaux. Le samedi 16 janvier, près de 180 personnes ont débuté la campagne pour dénoncer. On peut lire sur tweeter : « J’avais 5 ans. En une soirée, ce frère de ma mère a bouleversé ma candeur et assombri le cours du reste de ma vie. En une seconde, j’avais 100 ans. #metooinceste. » Tout est parti de l’affaire Olivier Duhamel. Dans le monde, Charlotte Pudlowski explique que la plupart du temps « le mécanisme de la parole qui en libère plein d’autres est connu, il y a moins l’effet de sidération qu’en 2017 avec #metoo, mais ça reste bouleversant de lire toutes ces souffrances tues depuis si longtemps ».  la journaliste a réalisé un podcast qui s’intitule « Ou peut-être une nuit » qui va paraître aux éditions Grasset.

En trente-six heures, le sujet a submergé Twitter, générant des témoignages de soutien de l’humoriste Nicole Ferroni, de l’actrice Alexandra Lamy, du présentateur Samuel Etienne et bien d’autres.
Adrien Taquet, le secrétaire d’État à l’enfance, a décrit l’inceste comme « un crime sans cadavre » et rappelé le lancement prochain de la commission sur le sujet. Un lancement perturbé, toutefois, par la démission de sa présidente, Elisabeth Guigou, qui a renoncé à cette fonction en raison de sa proximité avec Olivier Duhamel, le politologue accusé d’inceste dans La Familia Grande. « C’est difficile d’en parler, c’est courageux d’en parler », mais « il faut absolument que ces actes soient sus et que ces actes ne soient pas tus », a affirmé, pour sa part, Brigitte Macron sur TF1, à l’occasion du lancement de l’opération « Pièces jaunes » qui vient en aide aux jeunes hospitalisés.


Dans la Loire, de nombreux cas d’inceste sont relevés par la justice. Le 19 novembre dernier, un homme de 45 ans a été condamné à 3 ans d’emprisonnement ferme pour attouchement sur sa petite fille. La mère a été également condamnée pour « non-dénonciation de mauvais traitements sur sa fille ». Il est important de dénoncer l’inceste, les victimes peuvent aussi parler via la plateforme SOS Inceste.

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