L’affaire Marc Petit rôde au conseil municipal de Firminy



Lundi soir, c’était le conseil municipal à la mairie de Firminy. Malgré l’ordre du jour et le travail de chacun l’ambiance est lourde dans la salle. Certains conseillers ont même décidé de partir plus tôt.

C’est Béatrice Mounier du groupe d’opposition UPF qui a décidé de quitter son siège en premier. Elle a invité « toutes femmes autour de cette table à en faire autant ». A cette démarche, des huées et des applaudissements ont fusé. Atmosphère tendue en salle de mairie. « Après sa condamnation pour agression sexuelle, le maire aurait dû donner sa démission. Même s’il a fait appel » nous glisse un élu présent sur place. « Ce conseil municipal devient le petit théâtre de boulevard ».

Laurence Juban, adjointe à la culture s’adresse directement au maire. « Marc, comment peux-tu représenter et incarner la loi quand toi-même tu considères qu’une décision de justice ne change rien ? ». Certains même crient à l’indécence. Le maire de Firminy, Marc Petit se défend. « Je suis innocent. Beaucoup d’Appelous le savent. Je me battrai jusqu’au bout ».

Mais le désastre, c’est que ce soir-là, le conseil municipal a été bâclé. Il y avait 40 points à l’ordre du jour qui n’ont pas été correctement traités. « On ne peut pas travailler correctement et gérer au mieux la ville des Appeloux » explique un conseiller municipal.

Les phrases entendues au conseil municipal de Firminy :

Julien Luya (Chef de fil du groupe Union pour Firminy) : « Vous avez sali la commune, vous avez sali cette salle du conseil municipal, vous ne pensez qu’à vous-même ».

José Mendes (Conseiller municipal et soutien à Marc Petit) : « Personne ne me force à rester avec Marc Petit. Un homme a-t-il le droit de dire qu’il est innocent ? Etiez-vous là-bas à Istanbul ? ».

Jean-Pierre Charton (Adjoint à l’urbanisme PS) : « Il y aura un troisième jugement, celui des électeurs. J’aimeraisqu’on traite les dossiers qui concernent cette ville ».

Laurence Juban (Adjointe à le Culture PS) : « Marc, la cassation va, peut-être, te permettre de passer la période électorale en victime. C’est honteux, scandaleux ».