Dixième ville de la Loire et sixième de l’agglomération stéphanoise avec ses 10 425 habitants, la commune voit s’affronter le maire sortant François Driol (divers centre), Marcel Jacob à la tête d’une liste d’union des droites, et le binôme sans étiquette formé par Ludovic Ceyte et Pascal Campeggia.
Marcel Jacob : sécurité, embellissement et rigueur budgétaire
Policier de profession et ancien conseiller municipal, Marcel Jacob, 58 ans, se présente pour la deuxième fois. C’est le sentiment de déclin de la ville qui l’a convaincu de franchir le pas, poussé par des habitants inquiets de la politique menée. Sa liste, baptisée « Des racines et de l’audace », compte notamment Jérôme Schalk, fils de l’ancien maire Jean-Claude Schalk.
Son programme repose sur trois piliers. L’amélioration du cadre de vie d’abord, avec la volonté de revoir l’entrée de ville, jugée catastrophique, et de repenser le projet d’aménagement du Parc des Forges en concertation avec les habitants. La sécurité ensuite : il souhaite renforcer les effectifs de la police municipale, aujourd’hui réduits à quatre agents opérationnels, et développer la vidéoprotection. La rigueur financière enfin, avec un audit des comptes dès la prise de fonction, et une révision à la baisse des dépenses de fonctionnement. Sur le commerce, il plaide pour une refonte de la circulation en centre-ville et s’inspire du marché de Montbrison. Concernant les déchets, il milite pour la suppression du QR Code d’accès à la déchèterie, qu’il juge contre-productif.
Ludovic Ceyte et Pascal Campeggia : concertation, transparence et lien social
Après six ans dans l’opposition, le binôme Ceyte-Campeggia se lance avec une approche résolument participative. Ingénieurs de formation, complémentaires et rodés au travail en commun, ils placent la transparence et la cohésion au cœur de leur projet. En cas de victoire, c’est Ludovic Ceyte qui endosserait légalement le titre de maire.
Leur programme prévoit la création de comités de quartier et d’un budget participatif pour associer les habitants aux décisions. Ils souhaitent peser sur le futur Plan Local d’Urbanisme Intercommunal pour préserver l’identité de la commune, introduire des micro-forêts en ville et revoir le projet du Parc des Forges en visant une division par trois du coût. Sur le commerce, ils misent sur l’animation des centres-bourgs, l’attractivité des places publiques et un soutien concret aux commerçants. Ils proposent également un pass culturel solidaire donnant accès aux équipements de la commune, de Saint-Étienne Métropole et de la Région.
François Driol : finir le travail entamé
Maire depuis 2020 et vice-président de Saint-Étienne Métropole chargé des déchets, François Driol brigue un second mandat avec le sentiment d’un mandat inachevé, perturbé par le Covid et les crises successives. Il se présente avec le noyau dur de son équipe.
Sa priorité : prolonger les projets engagés tout en développant l’attractivité et le lien social. Sur la sécurité, il privilégie le lien associatif et la rénovation urbaine plutôt qu’un renforcement policier. Sur les finances, il défend un taux de fiscalité qu’il dit être le plus bas du département à taille équivalente, tout en alertant sur les contraintes croissantes imposées par l’État, dotations négatives, mécanisme Dilico, qui compliquent l’élaboration budgétaire. Il maintient des positions pragmatiques sur le commerce, avec un stationnement gratuit et un manager commerce mutualisé avec Saint-Just Saint-Rambert.


