© Parc Zoologique de Saint-Martin-la-Plaine.
Son histoire commence dans la violence. En 1978, au Cameroun, cinq jeunes gorilles survivent à des opérations de braconnage qui ont décimé leurs familles. Pamela est l’une d’eux. C’est le couple Éliane et Pierre Thivillon, fondateurs de ce qui deviendra l’Espace zoologique de Saint-Martin-la-Plaine, alors installés temporairement en Afrique centrale, qui décident d’intervenir. Les cinq animaux sont rapatriés en France et mis à l’abri, loin des réseaux de trafic qui avaient anéanti leurs groupes d’origine.
Une figure incontournable du zoo ligérien
Au fil des décennies, Pamela s’impose comme l’âme du parc. Elle grandit aux côtés de son compagnon Tam-Tam, donne naissance à deux gorilles, Digit et Gincko, et devient la doyenne d’un groupe au sein duquel elle incarne à la fois la mémoire et la continuité. Des générations de Ligériens ont grandi en la croisant derrière les vitres de Saint-Martin-la-Plaine. Elle était la dernière survivante de ces cinq gorilles sauvés in extremis il y a près d’un demi-siècle.
La fin d’une époque pour le parc
Pamela s’est éteinte ce mercredi, à l’âge de 49 ans. Avec elle disparaît bien plus qu’une pensionnaire : c’est le dernier témoignage vivant des premiers actes fondateurs de l’Espace zoologique, aujourd’hui reconnu pour son engagement en faveur de la protection des espèces menacées. Sa mort marque un tournant dans l’histoire d’un parc qui lui doit, en partie, sa vocation.


