Le dirigeant justifie ce partenariat par une image commune partagée entre Casino et l’ASSE, y voyant à la fois un choix affectif, territorial et stratégique. Il insiste sur le fait que cette démarche ne relève pas de la nostalgie, mais constitue au contraire un signal de relance pour une marque dont l’aura, selon lui, dépasse largement le cadre régional.
Sans dévoiler le montant de l’opération, resté confidentiel, Philippe Palazzi évoque un investissement conséquent, justifié par les importantes retombées médiatiques attendues, notamment dans la perspective d’une saison ambitieuse pour l’ASSE.
Le dirigeant reconnaît que l’objectif initial de finaliser la restructuration de la dette avant fin juin ne sera pas tenu. Deux propositions sont actuellement sur la table, l’une émanant des créanciers, l’autre de l’actionnaire principal Daniel Kretinsky, un conseil d’administration devant prochainement trancher entre ces deux options ou envisager une troisième voie. Philippe Palazzi se dit toutefois confiant sur la capacité du groupe à finaliser l’opération d’ici la fin de l’année 2026, dans le cadre du plan stratégique « Renouveau 2030 ».
Un vaste plan de relance pour l’enseigne Monoprix
Le groupe vient d’annoncer, lors d’un événement organisé à Aix-en-Provence, un plan de relance ambitieux pour Monoprix, avec l’ambition de proposer une plateforme de marque plus impertinente et plus affirmée. Philippe Palazzi résume l’ambition de l’enseigne autour du goût du bon et du beau, pour une expérience client davantage tournée vers le plaisir.
D’autres marques du groupe ont déjà bénéficié de nouveaux concepts, notamment Spar, Franprix et Casino. Seule l’enseigne Vival reste à traiter, avec un nouveau concept dont le lancement est prévu en 2027. Le dirigeant rappelle avoir structuré son action depuis son arrivée en mars 2024 autour de trois étapes : sauver, redresser, puis développer le groupe, cette dernière phase étant désormais engagée à travers l’ouverture et la rénovation de nombreux magasins.
Une école de formation pour les franchisés à Saint-Étienne
Le groupe Casino mise également sur le développement de son réseau de franchisés, avec l’ouverture en septembre prochain d’une école de formation dédiée, installée au siège stéphanois. L’objectif est d’apporter aux commerçants les outils nécessaires en matière de gestion des stocks, de respect des règles d’hygiène ou encore de développement des produits locaux, au-delà des seules qualités relationnelles.
Les formations, dont la durée variera de deux semaines à deux mois selon les modules, s’adresseront à l’ensemble des franchisés du groupe, sans se limiter aux franchisés de la région stéphanoise.
Des locaux du siège toujours en quête de nouveaux occupants
Alors que les équipes du groupe ont été regroupées sur trois étages du siège de Châteaucreux, Philippe Palazzi confirme rechercher activement d’autres entreprises pour occuper les espaces vacants, sans qu’aucun contrat n’ait encore été signé, malgré les nombreux atouts du site, situé face à la gare et doté d’un parking, d’une cafétéria et d’un amphithéâtre.
Le dirigeant revient sur le test d’épicerie nomade mené dans la Loire, qu’il ne qualifie pas d’échec mais d’expérience riche d’enseignements. Le format initial, prévoyant deux heures de présence par village, s’est révélé peu adapté, contrairement au nouveau test mené dans le Puy-de-Dôme, qui privilégie des passages plus courts, entre 15 et 20 minutes, mais dans un plus grand nombre de communes.
Cette nouvelle expérimentation doit se poursuivre jusqu’en 2027, afin d’évaluer la fréquentation sur l’ensemble des saisons et d’ajuster le concept, notamment sur le plan de l’offre de produits proposée à bord de la camionnette.
Un bilan positif après deux ans à la tête du groupe
Deux ans après sa prise de fonction, Philippe Palazzi dresse un bilan globalement positif de son mandat, évoquant la qualité des équipes rencontrées et la valeur patrimoniale des marques du groupe, tout en reconnaissant avoir dû prendre des décisions difficiles, en particulier sur le plan humain.
Le dirigeant se décrit comme quelqu’un jouant pour gagner, conscient de l’ampleur de sa responsabilité à la tête d’un groupe employant 25 000 salariés, auxquels s’ajoutent 25 000 entrepreneurs indépendants, et affirme mobiliser chaque jour toute son énergie, aux côtés de ses équipes, pour assurer la réussite du groupe.


