Cette restructuration surprend d’autant plus que les rumeurs de fermeture complète circulaient depuis plusieurs semaines. Finalement, c’est un compromis qui a été trouvé. Concrètement, le bureau de Montreynaud ouvre ses portes les mardis et jeudis de 9h à 15h, tandis que celui de Roche-la-Molière reçoit le public les mercredis et vendredis aux mêmes horaires. Seul le poste de la Cotonne échappe à cette réorganisation et conserve ses horaires habituels.
Le député de la première circonscription, Pierrick Courbon, ne décolère pas face à cette décision qu’il qualifie de « recul inacceptable du service public ». Il n’hésite pas à brandir le spectre du passé, rappelant que la réduction des horaires précède souvent les fermetures définitives. Il interpelle également les maires locaux, espérant qu’ils n’ont pas cautionné ces changements.
Yves Cellier, directeur de la police nationale dans la Loire, balaie les critiques politiques d’un revers de main. Pour lui, il s’agit avant tout d’une adaptation pragmatique aux réalités du terrain. Les statistiques parlent : ces bureaux n’enregistraient en moyenne que 0,42 à 0,65 plainte quotidienne, et la majorité des usagers se présentaient le matin. Selon lui, concentrer les forces sur des créneaux ciblés permet de libérer du personnel pour les missions de terrain, conformément au Plan de restauration de la sécurité du quotidien.
À Roche-la-Molière, le maire Eric Berlivet adopte une posture plus résignée face à ces décisions nationales subies. Malgré la réduction horaire, il estime que la qualité du service s’améliore, les conditions d’accueil des plaignants étant désormais meilleures. L’élu en appelle néanmoins à un budget plus généreux de l’Assemblée nationale pour les services du ministère de l’Intérieur, seule solution à long terme selon lui.


