Adrien Bresson ne mâche pas ses mots. Selon lui, l'institution se passe délibérément d'une personne compétente, sans raison clairement expliquée.
Adrien Bresson n’a pas eu d’autre choix, selon lui, que de claquer la porte. Enseignant à Saint-Étienne, il a présenté sa démission de l’Éducation nationale après le refus de l’Académie de Lyon de lui accorder une mise en disponibilité. En cause : un projet de recherche mené en lien avec l’Université Jean-Monnet, l’ENS Lyon et le laboratoire HiSoMa, pour lequel il avait déjà reçu des fonds. Partir était, dit-il, une question d’honneur vis-à-vis de ses partenaires.
« On se passe de quelqu’un de compétent »
Face à ce qu’il considère comme une décision incompréhensible, Adrien Bresson ne mâche pas ses mots. Selon lui, l’institution se passe délibérément d’une personne compétente, sans raison clairement expliquée. Une formule qui résume son amertume à l’égard d’une administration qu’il accuse de mal gérer les parcours de ses enseignants lorsque ceux-ci s’engagent dans des projets scientifiques.
La mise en disponibilité est un dispositif qui permet à un fonctionnaire de quitter temporairement son poste, notamment pour mener un projet personnel ou professionnel, tout en conservant la possibilité de réintégrer l’institution. Son refus a donc contraint l’enseignant à choisir entre ses obligations de recherche et son statut de fonctionnaire.
Des zones d’ombre persistantes
Les raisons précises invoquées par l’Académie de Lyon pour refuser la demande n’ont pas été rendues publiques. Le montant des fonds perçus pour le projet de recherche et les conditions dans lesquelles ils ont été attribués restent également inconnus à ce stade. Les conséquences concrètes de cette démission sur la suite du projet scientifique ne sont pas non plus précisées.


