Relaxe dans l’affaire Jean Mercier qui avait aidé sa femme à mourir

Jean Mercier, un sté­pha­nois de 89 ans, était pour­sui­vi pour non-assis­tance à per­sonne en danger.

Il avait pla­cé dans la main de son épouse des médi­ca­ments, à la demande de cette der­nière, avec les­quels elle s’est don­né la mort. C’était le 10 novembre 2011. Les époux, mariés depuis 55 ans étaient tous deux adhé­rents de l’ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité). Les deux époux s’étaient fait une pro­messe, celle d’une fin de vie maîtrisée.

Lors du pro­cès, l’octogénaire a sou­te­nu « qu’elle souf­frait énor­mé­ment et ce jour-là elle m’a sup­plié de lui don­ner les cachets que nous avions accu­mu­lés dans ce but ».

Mais l’accusation avait répli­qué que « Madame n’était pas du tout en fin de vie. Elle souf­frait, comme beau­coup de per­sonnes âgées. Est-on sûr que, ce jour-là, elle vou­lait mourir ? »

Il n’existe aucun écrit en ce sens.

La cour de cas­sa­tion a ren­du sa déci­sion : Elle rejette le pour­voi du Parquet Général de Lyon, confir­mant l’arrêt de relaxe ren­du en novembre 2016 par la cour d’appel de Lyon.

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