Rencontre au sommet avec Terrenoire

Dimanche j’ai eu la chance d’interviewer en toute détente le duo Terrenoire, Théo et Raphaël.

Ils sont grands, ils sont chevelus, ils sont beaux, humbles et du pays.

Ils ont choisi le nom de Terrenoire, quartier de Saint Etienne, car ils y sont nés, y ont grandis et joués. Issus de familles siciliennes et espagnoles, leurs aieux ont travaillé dans cette mine avec cette poussière noire qui vole autour de nous. Ils sont attachés à ces racines et pour eux ce soir est chargé d’émotions car ils jouent sur le lieu de leur racine et de leur histoire. Jouer proche de ce chevalement de la mine, tellement beau et mis en valeur, leur rappelle d’où ils viennent. Leur attachement à notre ville se sent dans leur voix et dans leur histoire.

D’ailleurs leur voie est tracée…de la terre noire au black paradiso, label qu’ils ont créés mais qui pour eux veut dire bien plus. Black paradiso comme un meilleur à atteindre, de par leur art, tendre à la beauté et au meilleur, se lever sur le nuage de poussière de la mine pour atteindre un idéal qu’ils ont choisi de nommer le black paradiso. C’est également l’histoire en 3 actes pour l’instant qu’ils racontent dans leurs clips…commencer aux racines de Terrenoire le quartier de leur enfance pour finir sur les toits de Paris leur autre ville de coeur…une élévation permanente et donc qui sait où sera tourné le prochain…

 

Quand on leur demande quel avenir pour Terrenoire, la fierté se fait sentir. Ce projet a vu le jour il y a 6 mois et déjà ils ont eu la chance de fouler les planches de grandes scènes, comme celle du Printemps de Bourges, ils vont se produire au Rock en Seine. Ce soir ils joueront à la maison, en première partie de Eddy de Pretto et Jaine. Ils veulent le futur de Terrenoire avec encore plus de scènes, encore plus de créations et de découvertes.

Et pour ma question bonus et personnelle, je leur ai parlé de leur attachement local et justement de leur collaboration avec WAB et david Rivaton. Pour eux, il semble important de garder un lien local et un promoteur local qui s’occupe d’eux d’une manière plus personnelle, et au final cette collaboration s’est transformée en réelle amitié.

Si je dois résumer cet entretien avec Théo et Raphaël, je dirais que j’ai rencontré deux belles âmes, pleines de projets et d’envie de partages.

Je leur souhaite donc d’atteindre leur black paradiso et longue vie à ce duo !!!!

 

Sortie de l’ep octobre 2018 sur leur label

Sandra Méluzine

© Photos Sharlie Evans